‹ Considérations sur l'histoireChapitre 64 sur 143 · Max Duncker, Histoire de l'Antiquité · texte numérisé non relu

Max Duncker, Histoire de l'Antiquité

ciens s’ils ne les supplantèrent pas. Indra de plus belle refoula Brahma; à la place des huit gardiens apparurent huit dispensateurs île tous les biens commandés par Agni, suivi de Sonia et d’autres dieux, puis les douze mois de l’année représentés par douze divinités de la lumière et du ciel, fils d’Aditi, l’éternelle nature, génies présidant à l’évolution de l’astre des saisons. A ces dieux ou génies succédèrent Rudra avec les dix marutsou dieux des vents : au total trente-trois dieux*.

Les «eus nous mettent en rapport avec la multiplicité phénoménale dont ils sont les organes révélateurs. C’est sous leur angle que la nature nous apparaît d’abord, et qu’elle continue d’apparaître aux peuples, aux enfants, à tous ceux enfin chez qui la sensation et l’imagination dominent. L’esprit tend’ à l’unité, il en est l’organe, et plus il s'élève et s’étend plus le besoin de l’uuité devient impérieux en lui et trahit son propre génie qui dérive de l’unité : il eu est ainsi dans toutes ses œuvres, dans la science, la philosophie, la religion, les arts, la politique, l’industrie; nulle part son instinct ne se dément. Dieu est le monde envisagé dans son unité, le monde vu par l’esprit, la querelle des philosophes et du peuple celle de l’uuité et de la multiplicité, de la raison d’uue part, des sens et de l’imagination de l’autre. Mais bien que l’esprit soit le sens de l’unité, il lui faut un grand effort pour monter à la hauteur d’où il l’aperçoit, un plus grand pour s’y soutenir. Un petit nombre d’houimes seulement se haussent à ce niveau, un moindre s’y maintient; assiégé par la multiplicité que lui apporte inces-

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