‹ Considérations sur l'histoireChapitre 68 sur 143 · Introduction au bouddhisme · texte numérisé non relu

Introduction au bouddhisme

respectable personnage devint ahrat, et sou esprit fut parfaitement affranchi »

Voici comment le Messie do la délivrance prêche le salut à un chef des marchands qui l’aborde dans une assemblée formée de plusieurs -centaines de religieux. « Écoute donc, ô Pûrna, et grave bien complètement dans ton esprit ce que je vais te dire. Il existe, ô Pûrna, des formes faites pour être perçues par la vue, formes qui sont désirées, recherchées, aimées, qui sont ravissantes, qui font naître la passion, qui excitent les désirs. Si un religieux, à la vue de ces formes, en est satisfait, s’il les recherche, s’il ressent de l’inclination pour elles, s'il s’y complaît, alors le résultat de ces divers mouvements est qu’il a du [ilais.r. Dès que le plaisir existe, aussitôt apparaît avec Je plaisir la satisfaction du cœur. Dès qu’avec le plaisir existe la satisfaction du cœur, aussitôt parait la passion. Quand avec le plaisir existe la passion, aussitôt parait avec eux la jouissaucc. Le religieux, ô Pûrna, qui ressent le plaisir, la passion et la jouissance, est dit liés éloigné du Nirvana. Il existe, ô Pûrna, des sons laits pour étrj perçus par l’ouïe, des odeurs faites pour être perçues, par l’odorat, des saveurs faites pour être perçues par le goût, des touchers faits pour être perçus par les corps, des lois (ou des conditions) faites pour être perçues par le Matias (le cœur ou organe interne), tous attributs qui sont désirés, recherchés, aimés, qui sont ravissants, qui font naître la passion, qui excitent les désirs. Si un religieux, eu voyant ces attributs, en est satisfait — il est très-éloigué du Nirvana. »

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