‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 12 sur 156 · I . Ninivf et tet retlet · texte numérisé non relu

I . Ninivf et tet retlet

I/ORIENT

propre à l’OrieiH ainsi qu’au moyeu ilge, créé de vi ais types qui se marquent ineffaçablenient dans l’imagination, et créer des ty[)es c’est créer un art.

Combien de mains occupées à tailler, façonner, orner les métaux, l’ivoire, la pierre, les étoffes! Si l'Orient n’est pas industriel, il est industrieux, s’il n’a pas d’artistes comme la Grèce, sculpteurs ou architectes, il aliondo en artisans qui dans leur travail mettent partout de l’art et s’y complaisent. A côté de la région des artisans fourmillaient les négociants : d’après le prophète Na-, boum, il y en avait plus à Ninive que d’étoiles au ciel. Tout ce monde, au sud de l’Euphrate et du Tigre, à Bahylone et à Ninive, était très-actif. Cela devait ressembler à des ruches en temps de paix. Comme l’Orient a remué la pierre! Ces capitales colossales dont les ruines font notre étonnement, Ninive et Bahylone, Thèbes aux cent portes, Persépolis, étaient environnées de murailles qui devaient les protéger et dans l'enceinte desquelles des champs, dés espaces réservés à la culture permettaient aux habitants et à l’armée de suffire à leur existence durant des sièges indéterminés. « Le premier dessein des anciens maîtres de la Babylonie, de l’Assyrie et de la Médie, ne fut pas de montrer leur puissance dans l’érection de grandes et populeuses capitales. Ils cherchaient, dans la sitreté de la capitale, la sûreté et la durée de l’empire L » La capitale était la sûreté de l’empire, mais la muraille était celle de la capitale. Le mur que Nabuchodonosor éleva au vi* siècle et qui s’étendait de l’Enphrale au Tigre, haut de cent et large de vingt

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