‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 147 sur 156 · VI* chant · texte numérisé non relu

VI* chant

HOME

Qni remplit, qoi noorrit de sa flamme féconde Tout ce qui vit dans l'air, sur la terre et sous l’onde. De la divinité ce rayon précieux.

En sortant de sa source, est pur comme les cieux . Mais, s'il vient habiter dans les corps périssables. Alors, dénaturant ses traits méconnaissables,

La terrestre séjour le tient emprisonné ;

Alors des passions le souffle empoisonné Corrompt sa pure essence; alors Time flétrie Atteste son exil, et dément sa patrie :

Même quand cet esprit, captif, dégéncrt\

A quitté sa prison, du vice invétéré

Un reste impur le suit sur son nouveau théâtre ;

Liongtemps il en retient l’empreinte opiniâtre.

Et, de son corps souffrant éprouvant la langueur.

Est lent à recouvrer sa céleste vigueur.

De ces Ames alors commencent les tortures ;

Les unes dans les eaux vont laver leurs souillures; Les autres s'épurer dans des brasiers ardents ;

Et d’autres dans les airs sont le jouet des vents;

Enfln chacun revient, sans remords et sans vices.

De ces bois innocents savourer les délices.

Mais cet heureux séjour a peu de citoyens :

Il faut, pour être admis aux champs élysiens. Qu'achevant mille fuis sa brillante carrière.

Le soleil à leurs voeux ouvre enfin la barrière.

Ce grand cercle achevé, l’épreuve cesse alors. * L’âge ayant effacé tous les vices du corps.

Et du rayon divin purifié les flammes.

Un dieu vers le Léthé conduit toutes ces âmes;

Elles boivent son onde, et l'oubli de leurs maux Les engage â rentrer dans des liens nouveaux >. •

Ce spiritualisme philosophique se fond dans le cœur dû poète imprégné de tendresse humaine ; l’amour de Virgile s’adresse à tout ce qui vit, à tout ce qui souffre. Quels traits touchants de compatissance pour les animaux dans la peinture de l’épizootie des GéorgiquesI Bouddha

Page 1