‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 22 sur 156 · I. Ticliouiig-ÿuuiiij, cil. X», i · texte numérisé non relu

I. Ticliouiig-ÿuuiiij, cil. X», i

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— Le parfait, le vrai, dégagé do tout mélange, est la loi du ciel; la perfection ou le perfectionnement, qui consiste à employer tous ses elToi ts pour découvrir la loi céleste, le vrai principe du monde et dn ciel, est la loi de l’homme. L’homme parfait atteint cette loi sans aucun secours étranger... il parvient à elle avec calme et tranquillité; c’est li le saint homme. Celui qui tend constamment à son perfectionnement est le sage qui sait distinguer le bien du mal, qui choisit le bien et qui s’y attache fortement pour ne jamais le perdre.

— La puissance ou la loi productive du ciel cl de la terre peut être e.xprimée par un seul mot ; son actioi^ dans l’un et l’autre n’est pas double : c’est la perfection ; mais alors sa production des êtres est incompréhensible.

— La raison d’être, ou la loi du ciel et de la terre, est vaste en elfct ; elle est profonde I elle est sublime! elle est éclatante! elle est immense I elle est éternelle ' !

Lao-tze, qui précéda de très-peu Confucius, est le seul philosophe chinois qui se soit aventuré aux limites de la métaiihysique ; il s’exprime ainsi : « Avant le chaos qui a précédé la naissance du ciel et de la terre, un seul être e.xistait; immense et silencieux , immuable et toujours agissant : c’est la mère de l’univers. J’ignore son nom, mais je le désigne par le mot do raison... L’homme a son modèle dans la terre, la terre dans le ciel, le ciel dans la raison, la raison en elle-même »

Mais Confucius déclarait ne pas le comprendre; enthousiaste de la raison, et du devoir qui est sa loi dans l'homme, il n’allait pas au delà; les ailes de Platon sont

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