‹ Considérations sur l'histoire. Le monde antiqueChapitre 59 sur 156 · Ramayana · texte numérisé non relu

Ramayana

Les créatures puisent en Brahma leur force et leur être. Un des héros du Ramayana, criblé de flèches dans un comljat, reprend enfin connaissance, « grâce à sa durabilité, grâce à l’union d’une plus grande part de l’âme divine dans sa nature humaine. »

« Je vois dans ton unité tout l’univers, avec les choses mobiles et immobiles... Sans commencement, sans milieu, sans fin... Par ta chaleur tu échauffes cet univers; car tu remplis à toi seul toute l’étendue du ciel et de la terre, et tu touches à toutes les régions *. »

Le livre premier des lois de Manou expose ainsi la gmèse du monde :

Manou était assis , ayant sa pensée dirigée vers un seul objet; les Maharchis * l’abordèrent, et, après l’avoir salué avec respect, lui adressèrent ces paroles :

« Seigneur, daigne nous déclarer, avec exactitude et en suivant l’ordre, les lois qui concernent les classes primitives, et les classes nées du mélange des premières.

c Toi seul, ô maître, connais les actes, le j^vincipe et le véritable sens de cette règle universelle, existant par elle-même, inconcevable, dont la raison humaine ne ]>eut pas apprécier l’étendue, et qui est le Véda. »

Ainsi interrogé par ces êtres magnanimes, celui dont le pouvoir était immense, après les avoir tous salués, leur fit cette sage réponse : « Écoutez, » leur dit-il...

^ Ce monde était plongé dans l’obscurité ; imperceptible, dépourvu de tout attribut distinctif, ne pouvant ni être découvert par le raisonnement, ni être révélé, il semblait entièrement livré au sommeil.

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