Bamayima, traI.Faoche
L'ORIENT
il’estpas par la connaissance, c'est par l’ignorance qu’on leeonnalt*. »
On n’a rien dit, on ne dira rien de plus profond sur l’incompréhensible mystère de l'infini et de sa présence unirerselle. Avec quel respect de l’indéfinissable, les paroles suivantes expriment ce qu’elles craignent de profaner en l’exprimant :
. « On ne peut l’atteindre ni par la parole, ni par la
p3iisée, ni par la vue; celui-là seul peut l’atteindre qui dit : Il est, il est. C’est ainsi qu’on peut l’apercevoir et dans son essence *. »
La philosophie Vedanta dit que Brahma est sans grandeur, sans attribut, sans caractère, sans dualité.
« Tu es la demeure de la vérité ; tu as vu au commencement et à la fin des mondes; mais on ne connaît do loi ni le commencement ni la fin. « Quelleest son essence ? » se dit-on. On le voit dans, tous les êtres, dans les troupeaux, dans les brahmes, dans le ciel, dans tous les points de l’espace, dans les mers et dans les montagnes I
« Dieu fortuné aux mille pieds, aux cent têtes, aux mille yeux, tu portes les créatures, la terre et ses montagnes. Que tu fermes les yeux, on dit que c’est la nuit; si tu les ouvres, on dit cjue c’est le jour : les dieux étaient dans ta pensée, et rien de ce qui est n’est sans toi.
« On dit que la lumière fut avant les mondes; on dit que la nuit fut avant la lumière; mais ce qui fut avant, ce qui est avant tout, on raconte que c’est toi, l’àme suprême *. »
L Oiipanicbad. , S. Ibidem.