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Durant la 2° phase, qui s’étend de 5 à 6 ans, apparaissent les 4 premières molaires coïincidant avec des affections infantiles, le développement d'états constitutionnels ou des diathèses amenant des retards d’éruptions, des défectuosités de structure, des érosions, et enfin, la carie dentaire et ses conséquences. À cette époque, il faut vérifier avec soin si l’éruption est normale et maintenir une hygiène sévère par l'emploi de lavages alcalins et antiseptiques.
La troisième période, qui s'étend de 7 à 12 ans, voit apparaitre les vingt dents de la seconde dentition qui remplaceront les vingt premières; parfois, les dents temporaires persistent, amenant des déviations des dents suivantes, d’où malformations dentaires, défauts de concordance entre le volume des dents et des mâchoires, compressions réciproques des dents permanentes produisant des accidents inflammatoires, des stomatites, des anomalies coïncidant souvent avec la carie précoce. A cette époque, il faut vérifier si l’éruption se fait normalement et sila chute spontanée des dents se fait en temps utile pour permettre le développement des dents de remplacement. Une intervention précoce s'impose pour remédier aux accidents, malformations ou anomalies dentaires. L’hygiène la plus sévère est de règle.
Pendant la quatrième période, qui s'étend de 12 à 13 ans, les quatre secondes molaires apparaissent en même temps que les mêmes lésions s’accentuent justiciables des mêmes soins.
La 5° période, qui s'étend de 17 à 25 ans, voit évoluer les quatre dents de sagesse dont l’évolution entraîne
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souvent des accidents nécessitant l'intervention du den-
tiste et même du chirurgien quand ils sont méconnus ou décelés trop tardivement.
Le docteur Galippe compléta ces notions dans deux publications en 1885, l’une concernant les soins à donner aux dents et à la bouche des enfants et l’autre résumant une conférence faite à l'Exposition d'hygiène urbaine en 1886 sur l'hygiène de la bouche suivant l’âge et les sexes. Dans cette dernière, il insista sur l'importance d'une intervention faite avant l’ossification complète et sur les anomalies curables si le médecin-dentiste est appelé en temps opportun, en général, vers l’âge de 12 ans. Il insistait également sur la nécessité dé faire pénétrer lés notions d'hygiène et les soins dentaires dans la famille et dans les établissements universitaires, où, suivant lui, La malpropreté est obligatoire, attendu que les enfants n’ont pas le temps nécessaire pour vaquer à leur toilette.
En 1$97, la Société de médecine publique et d'hygiène revint sur le même sujet et entendit dans sa séance du 23 juin, un remarquable rapport du docteur Faivre, attaché au service d'hygiène du ministère de l’intérieur. Ce rapport était la conclusion d'une enquête faite pour déterminer les conditions dans lesquelles se trouvaient placés les élèves des lycées et collèges en ce qui concerne les soins dentaires. De cette enquête portant sur 18 établissements d'instruction secondaire, il résultait : 4 que si les élèves doivent posséder les objets nécessaires aux soins de la bouche, brosse, poudre et verre,
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en pratique, ce sont des objets rares et dont on se sert peu ;
2° Les objets de toilette sont placés pêle-mêle dans un coffret à la tête du lit, la brosse à cheveux, le peigne, les pots de pommades, cosmétiques, etc., couverts de débris de cheveux et de pellicules, y côtoient fraternellement la brosse à dents. D'autre part, ces objets devant être transportés au lavabo situé souvent loin du lit sont facilement oubliés par l'élève auquel un temps trop restreint est accordé pour sa toilette ; 3° Dans le cas où un dentiste est attaché à ces établissements, les élèves ne sont pas obligés de se soumettre à son examen et encore moins à ses Soins.
Comme conclusion, le docteur Faivre réclamait, en vue d’assurer les soins de la bouche dans les lycées et collèges: 1° l'obligation pour chaque élève d’avoir un verre, de la poudre dentifrice, une brosse renouvelée à chaque trimestre ; la disposition des objets de toilette dans un casier spécial placé près du lavabo, de facon à ce qu'on puisse facilement véritier leur existence et leur état de propreté; 3 la nécessité pour les élèves de prendre, matin et soir, les soins de la bouche en leur donnant 30 minutes au moins pour se laver le matin et en les conduisant le soir au lavabo ; 4° l'obligation d’une visite annuelle, semestrielle, ou encore mieux trimestnielle, faite par un dentiste et suivie d’un avis transmis à la famille pour la prévenir des soins à donner à l'enfant.
Malheureusement, en dépit de ces nombreuses discussions, de ces rapports consciencieux et de ces avis
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si autorisés, rien na encore été fait dans les établissements d'enseignement. Les pouvoirs publics, toujours longs à s'émouvoir lorsqu'il s'agit de la santé publique, n'ont encore pris en considération aucun des vœux émis par la Société d'hygiène et de médecine publique à la suite des rapports des docteurs Magitot, Galippe et. Faivre. C'est ce que nous avons eu l’occasion de constater depuis deux ans dans le service dentäire de l'Ecoie polytechnique, grâce à l'obligeance de M. Bercut, chirurgien-dentiste, attaché à cet établissement, qui a bien voulu nous y admettre comme assistant.
Cet intelligent praticien, en prenant possession de son service, !l ÿ a deux ans et demi, en a organisé le fonctionnement dans des conditions qui pourraient servir de modèle pour les divers établissements d'instruction, en même teinps que les observations qu'il a eu l'occasion d’y faire, constituent un puissant argument en faveur des réformes que nous réclamons.
D'avril 1899, époque où M. Bercut prit possession de son service, jusqu’en juillet, 73 élèves de première année et 26 élèves de seconde année s'étant présentés à la consultation, les résultats de son examen furent les suivants :
re ANNÉE 1898-1900...
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73 consultants.
27 élèves ayant À carie Ep » 2 caries QUES) » Sn)
12 élèves ayant 4 caries