‹ Considérations sur l'Introduction de la Race Bovine du Durham dans nos Grandes Races FrançaisesChapitre 4 sur 28 · À MES CHEFS MILITAIRES · texte numérisé non relu

À MES CHEFS MILITAIRES

Considérations sur l'introduction de la race bovine de Durham dans nos grandes races françaises

Avant-propos

Le nombre croissant des thèses en zootechnie montre tout l'intérêt qu'y portent les vétérinaires. Le rôle du praticien ne réside, en effet, pas seulement dans l’art de préserver ou de guérir nos animaux des maladies qui les affectent; mais encore dans celui de conseiller utilement les exploitants pour la conduite de leur élevage. La médecine entretient la vie, la zootechnie en améliore les conditions, au mieux des intérêts de l’éleveur.

Le bon vétérinaire sera donc non seulement médecin, chirurgien, hygiéniste, mais aussi zootechnicien. Les notions d'agriculture qu’il pourra posséder lui seront même d’un sérieux appoint, eu égard au milieu dans lequel aura cours son activité.

Personnellement, nos études agricoles nous avaient déjà mis à même de nous intéresser à une branche si importante des spéculations rurales.

Comment en aurait-il pu être autrement? La valeur des maîtres se juge autant par leurs travaux que par l'intérêt qu’ils savent communiquer à leurs élèves pour

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les matières qu'ils professent. Aussi en l’espèce fûmesnous particulièrement favorisé, car, deux ans durant, nous eûmes Ja bonne fortune d'assister aux magisirales leçons du professeur P. Dechambre.

Plus tard, au cours de notre séjour à l'Ecole vétérinaire, affecté à la chaire de zootechnie, nous avons pu suivre de plus près plusieurs expériences de laboratoire, si fécondes en leurs enseignements. Nous y avons retrouvé comme second maître un élève du précédent.

Nous remercions ici M. le Professeur Letard, pour la bonté avec laquelle il nous accueillit dans son laboratoire; il sut nous intéresser aux nombreux travaux qu'il poursuivait, nous renseignant toujours avec une aménité parfaite sur le but de ses recherches. Sans sortir des limites du respect que nous lui devons, nos rapports constants deux ans et demi durant nous font remercier le maître et l’ami qui nous guida dans l’élaboration de ce travail. |

De tels précédents devaient nous aiguiller sur un sujet intéressant parce qu’il est, à notre sens, une suite d'exemples, parmi les meilleurs, que nous fournit la zootechnie générale.

Toutes les méthodes y trouvent leur place; nous les avons, par limitation, simplement notées au passage:

Appréciation du bétail, consanguinité, croisement, production du lait et de la viande, relations entre l’élevage et la culture.

Cette dernière notion est de première importance. L'amélioration du bétail, par quelque procédé que ce soit, est fonction des améliorations culturales et, en la matière, les exemples sont nombreux, L’'éleveur qui

travaille son troupeau devra lui fournir une nourriture adéquate. Ceci implique une intensification des cultures fourragères, une modification des terres par l’assainissement ou l'irrigation, les amendements, l’emploi abondant et judicieux d'engrais chimiques et organiques, la rotation des cultures et les assolements raisonnés.

Les productions végétales et animales sont deux sœurs dont les liens étroits se resserrent de jour en jour, au fur et à mesure des transformations de leurs procédés respectifs.

Nous remercions donc vivement tous nos maîtres, qui par leur précieux renseignement agricole, nous permettent d'approfondir l’étude des rapports existant entre ces deux sources de richesse nationale: l’agriculture et l’élevage français.

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Introduction

La brièveté du temps qui nous est actuellement accordé pour l'édification des thèses nous a mis dans l'obligation de limiter un travail que nous aurions voulu plus complet. Cependant, nous nous sommes efforcé, en une esquisse rapide, de présenter sous une vue d'ensemble l'introduction du Shorthorn dans nos races bovines françaises.

Il nous a paru intéressant de grouper dans un même travail les efforts, les déboires, les succès qui suivirent les diverses importations. Nous avons essayé d'établir un parallèle entre les croisements principaux et de comparer leurs résultats suivant les milieux où ils ont été faits.

Dans une première partie, nous traitons du Durham anglais en insistant particulièrement sur l'historique. Ce point nous a paru particulièrement important, car il nous fait remonter à la source même du Shorthorn, en nous montrant quelles étaient les aptitudes des ancétres de la race.

Dans la deuxième partie, nous envisageons le Durham pur en France.

Enfin, dans le dernier chapitre, nous avons entrepris

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l'étude des croisements avec nos races locales et de leurs résultats. Nous abordons les controverses visant l'opportunité de ces croisements. Tâchant d'en dégager une idée personnelle, nous exposons notre manière d’interpréter les opérations qui furent entreprises.

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