‹ Considérations sur l'Introduction de la Race Bovine du Durham dans nos Grandes Races FrançaisesChapitre 5 sur 28 · CHAPITRE PREMIER Historique · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER Historique

Déjà, au commencement du xvur' siècle, existait sur les bords de la Tees, rivière du Nord de l’Angleterre séparant le comté d’York de celui de Durham, un bétail connu sous le nom de « Shorthorn » (courtes-cornes) ou « Teeswater ». On pouvait considérer la ville de Darlington, dans le comté de Durham, comme le centre de l'élevage de cette race. De là vient le nom sous lequel elle s’est répandue à l'étranger.

La vallée de la Tees est un pays de gras herbages, le climat brumeux y est doux et régulier. C’est d’ailleurs le caractère général du climat anglais entraînant une forte production de fourrage, d'où un développement

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et une précocilé que les saisons de disette ne viennent point entraver.

Il est bon de rappeler ici l'influence du milieu sur une race déterminée; et les nombreux échecs subis par plusieurs importateurs Durhamistes furent souvent la conséquence d’une transplantation irraisonnée.

Remarquons qu'en France seules les régions au clinat doux et humide, rappelant celui de la Tees, ont pu voir élever avec succès les animaux importés.

Il est constant qu’un organisme adapté depuis des siècles à un milieu déterminé, ne peut s’acclimater dans un pays totalement différent, sans que ses qualités prédominantes ne subissent de sérieuses atteintes.

D'’aucuns ont prétendu que la race Durham avait élé créée de toutes pièces. Il est vrai que l’habileté et la valeur des premiers éleveurs (tels les frères Colling) ont largement contribué à la renommée de la race; mais il appert qu'elle existait sur les bords de la Tees bien avant les Colling, et y était très estimée.

« Les plus beaux sujets, écrit l'historien Will Carr. étaient des vaches bien bâties, au dos large, à l’avant-

main épaisse, au poil et aux maniements doux, et

unissant à de bonnes qualités laitières une remar-

quable facilité d’engraissement. »

En Angleterre, beaucoup d’éleveurs avertis font remonter les qualités du Durham à plus de 400 ans. Au XVI siècle, le troupeau de Stanwick, du duc de Ncrthumberland était fameux. De même la famille des Aislabiés à Studley-Park.

La réputation des laureaux provenant des souches sus-indiquées s’établissait au milieu du xvir siècle,

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C’est alors qu’on leur donna des noms propres {els Snowden’s-Bull, Masterman's-Bull. Quelques auteurs affirment de très bonne foi qu’en 1740 Sir William St. Quentin, de Scampton, aurait importé des taureaux de Hollande et les aurait accouplés avec des vaches indigènes. M. Snowden, fermier de Sir James Pennymann, aurait eu un de ces taureaux et six de ges filles avec une desquelles il obtint le fameux Hubback.

Baudement nie l’origine hollandaise de ces animaux en faisant remarquer que le bétail importé par Sir William était d’origine anglaise, provenant d'un troupeau que le roi d'Angleterre avait donné à son gendre le Stathouder de Hollande; il note également une grande analogie entre les races indigènes et la race importée, enfin que le taureau hollandais n’a aucune des qualités de finesse caractérisant le Shorthorn, et n’a jamais été considéré comme parfait au point de vue boucherie.

D’autres chroniqueurs autorisés soutiennent que Masterman’s-Bull fut le père d'Hubback; le grand'père de celui-ci, Snowden, descendait de Old-Studley-Bull authentique Teeswater.

On voulut faire intervenir la race Kiloé du côté maternel d'Hubback, assertion démentie par le fils de l’éleveur qui l’oblint.

Il est évidemment difficile de trancher la question en présence de partisans qui ont si chaudement défendu leurs points de vue respectifs. Quant à nous, comparant dans nos recherches historiques les différentes opinions émises, nous nous appuierons sur les constatations de

Sanson,

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