‹ Considérations sur l'Urétéro - Hydronéphrose et son traitement à propos d'un cas traitéChapitre 22 sur 43 · FORMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

FORMES CLINIQUES

Elles peuvent se résumer à trois ordres de faits :

a) les formes monosymptomatiques. Ce sont les plus importantes,

b) la forme occulte,

c) les formes spéciales, rares.

1) Les formes monosymptomatiques.

Leur connaissance revêt une importance particulière. En effet, il faut savoir que ce sont de loin [es formes les plus fréquentes de la maladie. D'autre part, en raison même de leur nature, elles peuvent facilement faire errer le diagnostic. Les particularités cliniques en ont déjà été exposées au cours de l'étude symptomatologique de l'affection. Nous nous bornerons donc à une énumération de ces formes monosymptomatiques. Celles qui se rencontreront le plus fréquemment en clinique sont :

— la forme douloureuse, au cours de laquelle les crises douloureuses seront particulièrement bien individualisées.

= la forme tumorale,

24 [œ forme digestive,

la forme hématurique pure, plus rare, mais dont il faut connaître l'existence.

9°) La forme occulte de l'Hydronéphrose.

Lorsqu il n'y a ni crises douloureuses ni tumeur, l'Hydronéphrose n'est souvent reconnue que par hasard. Parfois des douleurs sourdes de la région lombaire auront attiré l'attention vers l'appareil urinaire et une exploration urologique ainsi pratiquée pourra faire reconnaître un certain degré de rétention rénale.

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Dans d'autres cas, c'est l'infection de la poche au cours d'une blennorragie, d'une colibacillose qui attire l'attention et permet de faire reconnaître une Hydronéphrose antérieure. Cependant,

les troubles fonctionnels du rein, l'insuffisance de l'excrétion uréique avec polyurie claire et finalement l'anurie et l’urémie sont le privilège de l'Hydronéphrose. Or, il ne faut pas oublier qu'il existe des Hydronéphroses doubles, en dehors de celles qui sont dues aux compressions bilatérales. Ce sont des Hydronéphroses

congénitales, on les voit non seulement dans des anomalies rares (rein en fer à cheval. ectopies doubles), mais aussi dans des reins cpparemment normaux (Legueu et Papin).

3°) Les. formes rares.

Elles méritent cependant d’être connues, par les manifestations cliniques spéciales auxquelles elles peuvent donner lieu.

— Nous signalerons d'abord une variété incompatible avec la vie et qui, en raison de la dystocie quelle peut déterminer, appartient plutôt au domaine de l'obstétrique. Les différentes variétés d'Hydronéphrose qui entrent dans cette classe sont pour la plupart liées à une distension généralisée de l'arbre urinaire. En effet, les hydronéphroses sans distension vésicale sont rarement assez volumineuses pour être une cause de dystocie. En fait, le seul obstacle sérieux à l'expulsion du fœtus est l'énorme : distension vésicale, cause de la dystocie. Pendant la grossesse, aucun signe particulier ne vient révéler cette malformation congénitale. Quelques manifestations telles que l'abdomen tendu et plus volumineux que normalement, les parties fœtales difficiles à à palper, feraient plutôt penser à un hydramnios. Cependant, un signe important est que le travail se déclare avant le terme. L'accouchement, au début, semble évoluer normalement, mais il arrive un moment où l'utérus se fatigue, la mère s'épuise et l’on est obligé d'intervenir. Souvent l'accouchement ne peut se terminer qu au prix d'une intervention mutilatrice, ou bien, s'il est terminé sans incident, la lenteur du travail et la souffrance fœtale dans les voies génitales suffisent pour amener dans un bref délai la mort. du nouveau-né.

ae ER peut avoir formation de poches rétro ou intra-vésica- : les, dans les cas d’abouchement borgne ou libre de J’uretère, dans

les voies spermatiques ou en avant et au-dessus du vagin. Dans ce cas par le toucher vaginal on arrive quelquefois à sentir les uretères qui donnent l'impression de deux cordons tendus. Chez l'homme, les cordons ne sont généralement pas accessibles au toucher rectal.

L'abouchement de l’uretère directement dans les voies spermatiques détermine une distension des vésicules séminales par l'urine et l'exploration révèle facilement une tumeur de consistance tendue.

Les dilatations urétérales extra-vésicales ne s'accompagnent pas localement de signes importants car elles peuvent refouler en avant la paroi postérieure de la vessie sans provoquer de troubles de la miction.

Lorsque la dilatation de l'uretère siège sur Ja portion terminale, elle refoule la muqueuse vésicale en dedans et détermine ainsi une poche intra-vésicale. La présence de ces tumeurs intravésicales s'accompagne de troubles divers. C'est ainsi qu'une tumeur implantée sur le trigone obstrue l'orifice urétral et s’accompagne d'une rétention urinaire plus ou moins marquée. Si la tumeur est pédiculée et mobile, la rétention peut disparaître par déplacement de ce kyste, devenant ainsi intermittente. On peut voir également des irritations et des inflammations du col vésical, accompagnées de bseoins d’uriner impérieux, fréquents et douloureux. Wolfler et Schwartz citent des cas où l'écoulement de l'urine est rétabli quand la position du malade amenait une surélévation du bassin, probablement par suite de la chute de la tumeur en arrière.

— Ces tumeurs, chez la femme, peuvent s'engager dans l'urètre et le prolapsus ainsi formé peut venir faire saillie au méat et même apparaître sous la forme d'une tumeur entre les petites lèvres. Brinon cite dans sa thèse (Paris 1895) le cas de Geerdits où la tumeur était recouverte d’une muquerise rouge et avait le volume du petit doigt. Tout autour on voyait par intermittences sourdre l'urine. La muqueuse ainsi prolabée peut être comprimée au niveau du col vésical et se sphacèle. L'infection survient alors, qui assombrit considérablement le pronostic.

ne À ÿ a aussi des cas où l’abouchement libre de l'uretère se fait à l’urètre féminin ou à la valve. De cette anomalie, il ré-

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