LOIS
Beaucoup plus que ces épreuves, la constatation, rein en main, de la persistance d’une épaisseur notable du parenchyme rénal nous incitera à tenter le traitement conservateur ou, au contraire, à pratiquer la néphrectomie. Il est bien entendu que celle-ci nécessite naturellement l'intégrité de l’autre rein, qui devra être sérieusement examiné dans tous les cas.
En dehors de ces deux indications formelles : pyonéphrose et destruction complète du rein, le chirurgien devra s'appliquer à être conservateur, car, comme le dit Papin : « Le parenchyme rénal est une chose si précieuse qu'on n’en saurait sacrifier la moindre parcelle de propos délibéré. »
Il ne faut pas oublier non plus qu il ya des indications ab solues à la conservation :
— le rein unique hydronéphrotique,
— la bilatéralité des lésions d'Hydronéphrose, soit que les lésions existent importantes sur chaque rein, interdisant le sacrifice de l’un d'eux, soit que des lésions débutantes d'un côté, même avec hydronéphrose très importante de l'autre, nous obligent à préserver l'avenir et à être conservateur.
Ainsi pour tenter une opération conservatrice, il faute une Hydronéphrose aséptique. Mais il faut savoir que le malade devra être mis sous surveillance après l'intervention : si des phénomènes infectieux se produisent au niveau du rein intéressé, c'est à la néphrectomie secondaire qu il faudra avoir recours. Du moins aura-t-on laissé une chance de conserver son rein. C’est cette attitude qui a été suivie au sujet du malade dont nous pulions l'observation et chez lequel une urétéro-cysto- -anastomose a été pratiquée. Nous reviendrons d’ailleurs sur ce cas après avoir indiqué les grandes lignes de la conduite à suivre dans Je traitement des Urétéro- Hydronéphroses.
L'acte thérapeutique variera suivant qu 1 s fagira 4. une afccion sue ou | congénitale. ARÈES
= URETERO-HYDRONEPHROSES ACQUISES
| Ici Le RASE sera avant tout étiologique et visera à la suppression de l'obstacle causal. C’est la nature de l'obstacle qui déterminera celle de l'intervention. Nous avons vu au cours de
DE 1e TER
cette étude la multiplicité des causes qui peuvent faire obstacle au cours de l'urine. C’est aux plus fréquentes d'entre elles que nous bornerons notre attention au cours de ce chapitre thérapeutique. |
— En présence d'un calcul de l’uretère, il faudra faire une urétérotomie et procéder à l'ablation du calcul. En raison de la possibilité d'accidents infectieux secondaires, il ne faudra pas perdre de vue la possibilité d'être amené à effectuer une néphrectomie secondaire.
= Fntas de plaie urétérale, c'est à la suture bout à bout qu il faudra s'adresser. En cas de plaie bas située, on pratiquera avec avantage une urétéro-cysto-néostomie. Mais si la situation ou la nature de la plaie urétérale interdisaient l’une et l’autre de ces interventions, force serait de s'adresser à une urétérostomie cutanée ou même intestinale, et là encore il faudrait prendre garde à la possibilité d'apparition de phénomènes infectieux qui commanderaient alors une néphrectomie secondaire.
—bes Urétéro-Hydronéphroses bilatérales reconnaissent souvent comme cause la maladie du col. Dans ce cas, c’est à une résection du col vésical que lon s'adresse. Plus rarement c’est un rétrécissement urétral que l'on traitera alors par urétrotomie interne ou externe.