Chapitre V
n o lu 8 i o 11.
Avec l'aide de celui qui éclaire les esprits et qui sonde les coeurs nous avons atteint le terme de cet ouvrage. Puisse -t- il être utile à nos frères, quelque soit le rit, et le culte qu'ils professent 9 quelque soit la communion duns laquelle la Providence les ait fait nattre, ou la vocation qui leur est destinée. Ce n'est point un livre de controverse que nous offrons aux lecteurs de tous les pays. Cest une exposition raisonnée et surtout profondément sentie des bases sur lesquelles repose la conviction des Chrétiens de l'église d'Orient.
L'introduction a présenté au lecteur le point de viie général sous lequel il importe d'envisager les choses saintes et notamment le culte du Dieu rédempteur. Nous avons tâché de faire appercevoir les harmoMes qui e^âstent entre la révélation,
la nature humaine et Tordre Sobial; l'influence du Christianisme sur les autres institutions, son caractère distinctif, les preuves sur lesquelles il se fonde ) les progrès et la décadence de Téglise dépositaire des promesses divine» et des vérités rêvé» lées. Cet apperçu des faits nous a conduit à 1a funeste époque du schisme entre FOrient et l'Oc» cident. Celte séparation préparée de loin par d'im* pénétrables décrets, et par une foule de causes temporelles mit au jour un certain nombre, de divergences dogmatiques et rituelles «Utre les deux églises^ '
Le plumier livre a traité du dogme dans ses trois ramifications essentielles, savoir: La doctrine de l«i trinité de Dieu, celle de la rédemption, celle des peines et des récompenses*
Ces recherches nous ont offert à chaque pas réglise prthodo^ice invariablement attachée aux prin* cipes adoptés par les quatre premiers siècles de l'ère chrétienne, en vertu du texte de rEvangile, «ans la moindre altération.
Le second livre a présenté le même insultât pour la partie rituelle du culte chrétien, qui embrasse les sacremens, le culte extérieur, la hiérac* chie et sfs différentes filiations^
Le troîsi&me livre est venu à l'appui des re« cherches antécëdentes, moyennant le rapprochement des faits, l'analyse approfondie des causes purement humaines, qui ont influé sur les destinées de la religion., et Tëtude des conséquences de la doctnne professée par les deux églises, de Tesprit qui les caractérise et du fruit qu'elles ont porté à diverses époques et sous différens climats.
Nous avons fini pdjr étudier le principe de la tolérance et par en faire l'application aux annales de l'église orthodoxe et de l'église romaine considérant cette analyse comme le moyen le plus efficace popir constater laquelle des deux a conservé dans sa plus grande pureté le mystère de la foi* Après les démonstrations tirées de l'essence intrin- \ «èque des deux' cultes nulle autre caractéristique n'eut paru valable et admissible aux yeux de l'impartialité. En effet, seraient- ce la puissance, les pompes, la multitude des races, qui serviraient à faire reconnaître l'église la plus rapprochée des dogmes et des rits primitifs? Non, sans doute. Car Jésus -Christ lui-même nous a prédit ces grandes aberrations, capables d'éblouir notre esprit et d'ébranler notre foi. Ce signe visible, nous avons cru devoir le chercher a posteriori dans l'exercice de la tolérance. Car autant il est vrai que l'aspect, de toutes les communions chrétiennes reunies autour du sépulcre de l'Homme -Dieu est fait pour conver-
tir à son culte , autant il est certain que la vue de* bûchers de Tinquisition peut seule faire des apostats et des impies»
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Indépendamment d9s autorités les plus respectables, nous avons constamment pris pour guide dans nos recherches , et surtout dans celles qui avaient le dogme pour objet, le flambeau de la symbolique; c'est à dire Tétude des analogies entre le monde physique et le monde intellectuel, entre la révélation et la nature. C'est au lecteur à juger si cette méthode a été féconde en résultats satisfaisans.
On ne saurait se lasser de le répéter. Toute
pensée à un corps ici bas; et la religion chrétienne est une continuelle application de cette vérité importante , puisque tou^ les dogmes qu'elle enseigne soi|t caractérisés par des formes emblématiques, et que Christ lui-même est V accomplissement de cette loi universelle^ moyennant Vincarnation de la divinités
Il ne reste à désirer à l'auteur, que de voir àe^s esprits plus éclairés et plus transcendans que le sien, tels qu'il en connaît plusieurs , vouer une attention particulière à cette fructueuse théorie , et lui donner les développemens dont elle est susceptible* On ne pourra y réussir qu'autant qu'on étudiera toutes les branches des connaissances humaines, dans cette intention.
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' V 5 Peut - être verrait - on disparattre alors toutes
les funestes barriëres qui séparent les recherches abstraites des sciences expérimentales. Ce n^est qu'alors qpe l'observateur parviendra insensiblement à se passer du prisme, et que Toeil fixera et discernera le rayon, sans se perdre dans la classification des couleurs.
Quant au but essentiel de Touvrage, puisse-t-il être rempli. Puissent tous les Chrétiens du rît orthodoxe s'affermir de plus en plus dans la croyance de leurs pères! Que les amis de la vérîté nous jugent! Que ceux qui s'obstinent à être les détracteurs d'une sainte communion , qu'ils redoutent ou qu'ils méconnaissent; se persuadent tous les jours davantage, que notre conviction n^est point une simple habitude, mais au contraire qu'elle se fonde sur des faits, des théories solides et de laborieuses méditations, consignées dans les ouvrages de nos pasteurs. Puisse enfin le Dieu des miséricordes, l'éternel médiateur, l'esprit de concorde et de lumière, le Dieu de puissance, de sagesse et d*amour infini, opérer un jour la conciliation de tous les cultes chrétiens répandus sur la terre; rallier toutes les races à la bannière de la croix et introduire en tout lieu l'adoration en eS' prit et en vérité. Ce qui est impossible aux hom* meSf n'est point impossible à Dieu.
Vf.