‹ Considérations sur la faune pélagique du golfe de MarseilleChapitre 12 sur 54 · POISSONS · texte numérisé non relu

POISSONS

Je n'ai pas à insister sur le rôleque les larves jouent pour la dispersion des espèces. Je ferai toutefois remarquer ici que cette dispersion est parfois assurée par les œufs eux-mêmes qui, dès qu’ils sont pondus, montent à la surface où ils flottent en vertu de leur poids spécifique. On recueille avec le filet flottant, à toutes les époques de l’année, une assez grande quantité d'œufs, dont un certain nombre appartient à des poissons, principalement à des Atherines ou à des Clupes. À l’éclosion, les jeunes ne gagnent pas toujours immédiatement les fonds qu'ils recherchent à l’état adulte et certains restent à la surface pendant un temps plus ou moins long. |

Le 1° février, près du cap Janet, j'ai pris de petites Su/ea vulgaris (sole commune) nageant à la surface. Elles atteignaient à peine 1 centimètre de long. (Les yeux sont déjà du même côté). Sur le corps sont de nombreuses taches pigmentaires arborescentes ou plutôt en touffe, espacées les unes des autres et qui donnent à ces jeunes un aspect très gracieux. On aperçoit par transparence les organes internes.

Le 7 septembre, je prends une dizaine de Trachinus draco, Linn. (dragon de mer) qui nageaient à la surface, au large de Carry. Ils mesurent une longueur de 450 millimètres. Quelques rares taches pigmentaires foncées se remarquent sur le COrps, qui est transparent.

La vie pélagique de ces jeunes n’est certainement pas particulière à ces deux espèces. Elle est sans aucun doute le privilège d’un grand nombre de poissons.

Les poissons ne fournissent que quelques rares espèces adultes pélagiques, entre autres le Dactylopterus volitans, L., dont j'ai eu l’occasion de capturer des individus qui venaient à peine d’éclore. Le D° Moreau, dans son Histoire naturelle des Poissons de France (tome II, page 256, fig. 111, 1881) ne donne que peu de détails sur ces jeunes pélagiques. Je crois donc utile d'en donner la description.

Le 6 mai, un batelier prend dans le vieux port, devant le poste des pilotes, un petit Dactyloptère qui nageait lentement à la surface. Ce poisson, extrêmement remarquable, se laisse prendre avec la main et vit très bien dans un vase du laboratoire. Il est inconnu des pêcheurs qui reconnaissent cependant sa parenté avec les autres Trigles du golfe.

Comment expliquer la présence de ce poisson dans le vieux port de Marseille ? Est-il entré avec quelque navire, comme les Plagusies qu'on ÿ rencontre quelquefois, ou à la manière du Rémora qui a été capturé également dans les mêmes lieux? La chose est possible, mais il vaut mieux supposer que le jeune Dactyloptère y est arrivé naturellement, peut-être chassé par les coups de mer du Nord-Ouest.

Se

Les pêcheurs assurent à ce propos qu’ils ont vu parfois et capturé dans le vieux port de grands Rhombus. Ils considèrent tous la présence exceptionnelle de ces poissons comme l'annonce d’un gros temps imminent. Je dois reconnaître que la mer, déjà grosse le jour de la prise du petit Trigle, est devenue plus dangereuse encore et plus agitée le soir même et le lendemain. Au reste, le mode d’existence des Dactyloptères semble exclure l'hypothèse de l’arrivée de ce poisson fixé sur les flancs d’un navire.

Le 15 mai, le jeune Trigle est encore très actif dans le vase où :l a été placé. II se pose sur le fond, les deux ventrales appliquées entièrement sur la face du verre; les deux pectorales sont étalées obliquement ; les premiers rayons supérieurs faisant partie de la portion membraneuse sont dirigés en arrière ; les trois rayons libres, dont l’antérieur est le plus court, regardent au contraire en avant et sont disposés en arceaux. Dans cette position, les deux dorsales et l’anale sont étalées ; la caudale, au contraire, ne s’étale jamais en éventail.

Lorsque l’animal est troublé, il agite rapidement les deux ventrales d’un mouvement vertical; il rapproche du corps les deux pectorales et progresse lentemenf en portant en avant et en ramenant vers le corps ses trois articles libres. Ce mouvement très remarquable donne au poisson une allure toute particulière et rappelle les mouvements des pattes de crustacés. Il est surtout facile sur une surface raboteuse, sur un fond de sable par exemple. Puis l’animal s’élance rapidement d’un violent coup de queue en appliquant sur les flancs ses nageoires pectorales et ventrales. Dans ces mouvements de natation, les nageoires anale et dorsales s’agitent aussi vivement. Lorsqu'il veut s'élever ou descendre, ses mouvements se ralentissent; les rayons libres s’écartent de l'abdomen et s’agitent plus rapidement que les pectorales et les ventrales, qui participent aussi cependant au même mouvement.

La masse générale de l’animal est d'un noir intense parsemé de petits espaces plus clairs, particulièrement sur l’armature des joues. Les grandes nageoires pectorales sont de même vivement colorées en noir et l’on distingue, vers leur point d'insertion aux flancs, une tache irrégulière bleuâtre plus ou moins sensible, suivant l'incidence des rayons. Les nageoires ventrales sont moins foncées et présentent quelques taches blanchâtres vers leur bord. Enfin, la première dorsale seule est colorée en noir intense, tandis que la seconde dorsale, l’anale et la caudale sont entièrement transparentes; les rayons apparaissent comme de petits traits presque hyalins. Il importe de remarquer que la teinte générale de l’animal, ordinairement très foncée, devenait quelquefois plus claire. Il était évident que ce jeune Dactyloptère manifestait des changements de coloration.

Il est mort le 16 mai d’une manière accidentelle et son corps s’est décoloré aussitôt. La teinte noire a disparu en partie et elle n’est plus distribuée qu’irrégulièrement. Mis dans l'alcool, son aspect devient misérable; les nageoires se

Contractent et le corps se déforme. Il est impossible de se faire, d’après lui, une idée de l'élégance de l'animal vivant, alors qu’il nageait vivement, agitant ses rayons libres comme pour se Cramponner sur les parois du verre.

Le 19 novembre, en traînant le filet flottant à large ouverture, depuis l’anse de la Fausse-Monnaie, je prends un second individu identique au premier comme taille et comme coloration.

ONIIOUA ÉAUOTOZA. IA

op XMSI NOE PE OS Oo Sr pt Spa ë9 supigs 3 PART URL ere on Eee: 4 art Rpne sortis Sreniel 4 sf vel anondisr euh rS 4e sans 29! L3r1Pai

90 vol eiqu'h ne 40 OST AE NIS enupiBssT He

| eo 1734 en ioris upigdleT *e Hu: So es ygh ü brie 29h FT nina e0b 108 Des HSE] 2oupigats Br SLabbiRorra 2 eau pigel34 es T elauxse ire Kg 280 of rrstqeife al 1004 est di FER mod AUTETES Pa RS RORT qui }f EE) vie) CERN ET EIPECT pe à

ent rise 851 enab aider Srononisr 24 spi xvernina'b estoexpsh of 39 49m 8 en 0 NaVEN HXp

Les

LULU de) Higl

A Liv %

rxu9-Htodn'b > Sssoibte43"] ET ak ansb, Hp:

xml 23

| eos] APN el BHO ES

TMIRAM: € Bst JADAVE eavotoa 44: A amor éAoAT

THA AA ë4 HOI9A Jàq #

8 nbyvibre k ont y YSvi Re She mine st - 40 dues A He p 5

ii Nha esf ts boues. siuybor esbgoiersqih &f 104 ap ou pigetèg taontateh. Le ARRET à Mb RON ROUTE 18Y Feuabnotér é9b €

Frietiy 10 83% snstns lesions Jar "npVite Hoisiy ihclus CE Shot borqer al sb ec

; Die :

| BUS Hs gpl x Arai Vie anal sang à ne “À

Hot pra te the bio 4 ï La LI O 28 rte LaAmIvEG MADIM A AT à trmataonC() : nojeirib als froviioe eule al svlgess 1irtaq somaitingto 237 0h. srrodil à 1a:ROi ER ilssol af 2h alive Fe

otiubog. are rt Boirqsièb mo aherigan (3) 8e aies # no! -sap sn as " axe sliubong:

CHAPFEPRESIT

Page 1