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toute distinctioa et fonction bëréditaire^ cette représentation est une ehose qu'on n'a jamais vue 9 et qui ne. réussira jamais*
On nous cite rÂmérique; je né connais rien de si impatientant que les louanges décernées à cet enfant au maillot : laissez-le grandir^
Mais pour mettre toute la clarté possible dans cette discussion^ il &ut remarquer que les fau'^ teurs de la république française ne sont pas tenus seulement de prouver que la représentation perfectionnée^ comme disent les novatenrs^ est possible et bonne, mai^'encore que le peuple, par ce moyen , peut retenir sa soweraimté (comme ils disent encore) et former, dans sa totalité, une république. C'est le noeud de la qi^stion; car si la répjubUque est dans la capitale , et que le reste de la France soit sujet de la république, ce n'est pas le compte ^u peuplé souverain.
La commission , chargée en dernier lieu de présenter un mode pour le renouvellement du tiers f porte le.Aombre des Français à trente mit lions, \ccordons ce nombre, et supposons que la France garde ses conquêtes. Chaque année ^ au]|p termes de la constitution , deux cent cin* quante personnes sortant du corps législatif seront remplacées par deux cent cinquante au^ très. II s'ensuit que si les quinze millions de mâles que suppose cette population étaient
iin.morlels^ liabiles à la représentation et nommés par ordre, invariablement , chaque Français viendrait exercer à son tour la souveraineté nationale tous les soixante mille ftûs (i).
Mais comme on ne laisse pas que de mourir de temps eo temps dans un tel intervalle; que d'ailleurs on peut répéter les élections sur les mêmes têtes, et qu'une foole d'individus, de par la nature et le bo» sens^ seront toujours inhabiles à la représentation nationale, l'imagination est effrayée du nombre prodigieux de souverains condamnés à mourir sans avoir régné.
Rousseau a soutenu que la volonté nationale nepeut éire déléguée} on est libre de dire oui et non , et de disputer mille ans sur ces questions de collée. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que le système représentatif exclut directement l'exercice de la souveraineté, surtout dans le système français, où les droits du peuple se hojcn^t à nommer ceux qui nomment; où nonseulement il ne peut donner de mandats spéciaux à ses représentants, mais où la loi prend soin de briser toute relation entre eux et leurs provinces respectives , en les avertissant qu'/^r
(1) Je ne tiens point compte des cinq places de Direcleurs. A cel égard , la cbauçc est si petite y qu'elle peut étro considérée conunt
5d coirsiDffaATioirs
/^ sont point envoyés par ceux qui les ont eni^oyés j maAs ^^hi nation; grand mot infini*ment commode ^ parée ' qu'on en fait ce qu'on veut. En un mot, il n'est pas possible d'imaginer une législation mieux calculée pour anéantir les droits du peuple. Il avait donc bien raison ^ ce vil conspirateur jacobin y lorsqu'il disait rondement dans un interrogatoire judi* ciaire : Je crois le goiwemement actuel usurpa^ teur de P autorité, violateur de tous les droits du peuple qu'il a rédcdt au plus d^lond^h esclavage.' Ces t Caffreux système du bonheur d un petit nombre , fondé sur l'oppression de la masse. Le peuple est tellement emtnuseléy tellement environné de chaînes par ce gouvernement aristocratique ^ qiiîl lui devient plus difficile que jeûnais de les briser {i). '
Eh! qu'importe à la nation le vain' honneur de la représentation , dont elle se mêle si indirectement, et auquel des milliards d'individus ne parviendront jamais? la souveraineté et le gouvernement lui sont-ils moins étrangers ? ;
Mais y dira-t-bn , en rétorquant l'argument , quMmporte à là natioB le vain honneur de la représentation, si le système reçu établit la liberté publique?
(1) Yo)ez rinterrogatoire de Babœuf , juin I796i
SUR LA ]?RAHG1?. Sg
: Ce n'est pas de quoi il s^agii; la qoeslioii n'est pas de savoir si le peuple français peut éli*e Ubre par la constitution quVmlui a donnée^ mais s'il peut être souverain. On change ii ipieatîon pour échapper au raisonnement* Commençons par exclure rexercice de la soufrerai* netë; insistons sur ce point fondamental^ que ie souverain sera toujours à Paris ^ et que tout ce fi»asdereprésentadan ^esignifie rien? que ie petite demenre parfaitement étranger au gouvernemàitf qu'il est pins sujet que dans la monarclne^ et que les mots de grande républi^ que s'excluent comme ceux de cercle carré.
Or, c'est ce qui est d&nontré arithmétiquement
La question se réduU donc à savoir s'il est de l'intérêt du peuple lîançais d'être sj/g'et d'un directoire exécutif |et de deiix conseila institués suivant la constitution de 1795 > plutèt que d'un roi r^nant suivant les formes anciennes.
il y a bien moins de difficulté à résoudra un proUàoie qu'à le poser*
U faut donc écarter ce mot de républ^piue^ et ne parler que du goupemêmenu Je n'examine^ rai point s'il est pro|>re à faire le bonbeur public; les Francs le savent si Men t Voyons seulement si tel qu'il est, et de quelque manière qu'on le nonitne, il est permis de çrcnre à sa durée.