‹ Considérations sur la méningite cérébro-spinale et particulièrement sur les récentes épidémies de BayonneChapitre 33 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous ne voulons pas émettre des conclusions trop hâtives sur une question dont bien des côtéssontencore controversés el demandent de nouvelles recherches. Nous ne mettrons donc en lumière ici que les faits qui paraissent acquis et que viennent confirmer nos observations.

Nous dirons que la méningite cérébro-spinale épidémi-

que se montre presque toujours pendant l'hiver et qu’elle affectionne les hivers pluvieux et humides.

Quand elle frappe le milieu militaire, ce sont les jeunes

socldats qui sont presque exclusivement atteints : souvent les malades sont des illettrés, souvent aussi des campagnards. |

La maladie fait de très fréquentes apparitions dans certaines villes et garnisons, à Bayonne, en particulier. Elle est contagieuse, bien qu’à un faible degré, et peut-être la transmission s’exerce-t-elle par les sécrétions nasales et parfois par des effets, linges contaminés.

La grippe nous paraît nécessaire à son développement, ou, à son défaut, toute autre maladie infectieuse. Aussi ne pouvons-nous faire de la méningite épidémique une entité morbide.

En outre des mesures ordinaires de désinfection, la prophylaxie consistera à disperser les jeunes soldals, et,

eu tous cas, à éviter aux hommes toutes faligues physiques, cérébrales : refroidissements, etc. Comme traitement proprement dit, les injections de sérum seront d'un grand secours ; en dehors des calmants habituels, on se trouvera fort bien de la balnéation chaude.

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