‹ Considérations sur la méningite cérébro-spinale et particulièrement sur les récentes épidémies de BayonneChapitre 8 sur 33 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Aperçu bactériologique

Nous ne nous étendronspas longuement sur les recherchesbactériologiques effectuées dans cesdernières années, car cela nous entraînerait trop loin et dépasserait les bornes de notre travail ; nous ne pouvons cependant pas ne pas en dire un mot. Ces recherches ont abouti à des résultats qui ne sont pas tous concordants.

De 1881 à 1886, la présence du pneumocoque lancéolé est signalée par Frænkez, Borponi-UrFrrepuzzi, Fo, WipaL ET NETTER.

En 1887, WeicasELBAUM décrit un organisme spécial, le diplococcus intracellularis meningitidis que les Allemands tendent à considérer comme le véritable agent pathogène de la maladie. JœGer, FurBRINGER, HUBER, Wicms, ScHwarTz, KELEN ont retrouvé ce méningocoque soit dans le sang, soit dans le mucus nasal, soit dans le liquide cérébro-spinal, et Heugner aurait réussi à produire sur des chèvres leslésions de la méningite cérébrospinale, en leur inoculant ce bacille par ponction inlrarachidienne.

En 1889, Bonome a rencontré et décrille « streptococcus meningilidis », on a aussi accusé le bacille typhique (Roux et Anenor), le pneumobacille de FRIEDLANDER, etc.

RC

Dansl’épidémie de Bayonne de février 1897, les recherches bactériologiques ont été faites par M. le professeur Anrony, du Val-de-Grâce, et M. Ferré, professeur à la Facullé de médecine de Bordeaux. Ces recherches ont porlé sur le mucus nasal de cinq malades (obs. IV, V, VI, VIT, VID) et sur les liquides recueillis sur le cadavre de l'un d’eux {obs. VII), M. Axrony en a fait connaitre les résultats dans un rapport adressé au Comité technique de Santé à la date du 15 mai 1897. [la rencontré principalement trois microbes : le pneumo-bacille de FRIEDLANper, le méningocoque de WreicuseLBauM et un diplocoque en grain de café qui lui a paru avoir beaucoup d’analogie avec le méningocoque.

D'un autre côté, M. Nerter, qui s’est spécialement occupé de la petite épidémie qui a régné l’année dernière à Paris, arencontré de petits monocoques arrondis, groupés en diplo ou en petites chaîneltes de 3, 4 ou 5 grains, quelquefois avec une capsule. Il pense que ces microbes sont identiques au streptocoque de Boxome et qu’il s’agit à d'une variété de pneumocoques. D'après lui, le diplocoque de WeicaseLBAUM serait aussi identique àce microbe et constiluerait seulement une forme dégénérée du pneumocoque.

Quoi qu'il en soit des rapports de parenté du peumocoque et du méningocoque, question qui est encore à l’étude, nous devons ajouter que M. Nerrer à rencontré le microbe qu'iladécritnon seulementdans des cas de méningite cérébro-spinale, mais aussi dans quelques cas de méningite tuberculeuse. M. Antony, d’autre part, avait également retrouvé son diplocoque en grain de café dans le liquide rachidien d’un mililaire mort de méningite tu-

berculeuse. Enfin Scarer, ayant trouvé de nombreux méningocoques dans le mucus nasal d’un homme mort de méningite tuberculeuse, a eu l’idée d'examiner les sécrélions nasales de 27 individus normaux ou hospitalisés pour une affection chronique quelconque. Or chez 7 d’entre eux, il a trouvé des méningocoques intra-cellulaires, peu nombreux dans 4 cas, presque à l’état de cullure pure dans les 3 autres. Nous verrons quelles conclusions nous pouvons tirer de tous ces faits pour Le diagnostic de la maladie.

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