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mère, qui se soudent l’une à l'autre, en présentant des plaques, rosées ou rouges par places, avec des surélévations ou des nodules le long des vaisseaux b,des lésions d’encéphalite que l’on peut constater soit à l’examen macroscopique, soit à l'examen microscopique : à l'examen macroscopique par des ulcérations, par l’amincissement des circonvolutions, par l’élat criblé de la substance grise, facilement décollable, enfin par une forte diminution du poids du cerveau; à l'examen microscopique, par l’étude des fibres nerveuses qui sont détruites progressivement des couches superficielles aux couches profondes, des cellules nerveuses qui dégénèrent peu à peu, des vaisseaux qui-se multiplient puis se sténosent, des gaines lymphatiques qui, distendues, constituent autour des vaisseaux, des manchons plus ou moins épais de cellules plasmatiques, des lésions de la névroglie enfin, qui sont constituées par une hyperplasie évidente, portant sur tous ses éléments.
À côté de ces lésions fondamentales du cortex, il faut noter aussi quelques lésions accessoires, inconstantes et très variables dans leur intensité et leur localisation, qu’elles portent sur l’épaississement des os du crâne, sur de la pachyméningite souvent hémorragique, sur de la sclérose névroglique des noyaux gris centraux du bulbe et de la moelle, sur de l’atrophie pigmentaire de certaines cellules nerveuses au niveau des nerfs crâniens et des cornes antérieures de la moelle, sur des lésions de la rétine analogues à celles du cortex cérébral, sur de la sclérose de la papille et du nerf optique, sur des foyers de Sclérose des cordons postérieurs, ou sur des névrites périphériques,
Le grand sympathique, les viscères sur lesquelles Klippel en 1892 a fait une étude particulière, les glandes à sécrétion interne, n’échappent pas à cette altération générale, en des lésions variables, inconstantes et très souvent relativement anciennes.
ETIOLOGIE. — Tous les psychiâtres les plus distingués des divers pays, qui ont spécialement étudié la question, envisa-
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gent la paralysie générale comme une maladie toxique, à la fois dans ses origines, ses manifestations et ses lésions. Malheureusement le poison étiologique n’a pas été complètement isolé, et les interprétations varient sur ce thème unique.
En dehors des causes efficientes de la paralysie générale, il existe des conditions d’âge, de sexe, de race, de situation s0-
ciale qui peuvent y prédisposer et favoriser son développement :
Age. — Le plus souvent la paralysie générale est une maladie de l’âge mur. Son maximum de fréquence est généralement entre 35 et 45 ans : mais ce n’est pas absolu, et si l’on devient paralytique général, avant ou après cette période, cela dépend uniquement de l’âge auquel on devient syphilitique. L'apparition des paralysies infantiles et jJuvéniles s’explique d’ailleurs de la même façon, puisque partout, on retrouve soit une syphilis accidentelle, soit une syphilis congénitale ou héréditaire.
Sexe. — La paralysie générale est plus fréquente chez l’homme. Cette différence est surtout sensible dans les milieux aisés; cela tient à ce que le genre de vie, tout à fait différent entre l’homme et la femme dans les classes élevées, s’égalise de : plus en plus dans les milieux populaires urbains. La syphilis d’ailleurs est aussi plus fréquente chez la femme dans les classes inférieures. En 1897, déjà, Greidemberg {de Sébastopol) avait qualifié la paralysie générale de maladie aristocratique chez l’homme et de mialadie démocratique chez la femme.
Pays, races, condilions sociales, professions. — La paralysie générale, inconnue il y a un siècle, est des plus répandues et ne tend pas à régresser. Cette fréquence de la méningo-encéphalite paralytique, varie suivant les pays, les races, les conditions ‘sociales et les professions : elle est proportionnelle au degré de civilisation, de « cérébralité », témoin l’Europe et,