‹ Considérations Sur La Pathogénie Des Fistules OmbilicalesChapitre 4 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

- Lorsque l’on étudie dans un traité didactique la question des fistules de l’ombilic et de la région immédiatement environnante, l’on est frappé de la muluplicité des causes qui peuvent donner naissance à ces lésions, si diverses elles-mêmes dans leurs formes symptomatiques. Les fistules anales, pleurales, salivaires, voire même stomachales (celles en un mot qui se présentent le plus fréquemment à l'étude et aux soins du chirurgien) ont un cadre étiologique assez restreint et sont, pour la plupart, justiciables de causes analogues. À l'anus, c’est un abcës resté fistuleux ; dans les espaces intercoslaux c'est un empyème qui na point donné le résultat attendu et qui n'empêche nullement la plèvre de se constituer en une véritable poche suppurante; à l’estomac ou pour le canal de Sténon c’est un

Castel 2

EG traumalisme qui provoque unesolution de continuité, laquelle s’éternise et demeure le plus souvent rebelle au traitement le mieux dirigé. |

Il n’en est pas de même pour les fistules qui siègent au niveau de l’ombilic et de la région circa-ombilicale. Ji les procédés pathogéniques varient singulièrement, et ce point de la paroi abdominale nous paraît être un lieu d’élection pour une lésion spéciale consécutive aux processus et aux affections les plus différents. Cette lésion consiste dans la création d’un trajet fistuleux.

Etudier ces causes diverses, les grouper suivant leurs similitudes, en un mot arriver à une classification étiologique et naturelle des fistules ombilicales, tel a été notre but. Nous n’avons pas la prétention d'apporter de nouveaux faits à la science, mais seulement d'interpréter ceux qui on! été observés, étudiés par nos maîtres, et que l’on trouve épars dans les traités, les thèses et les revues scientifiques. Nous aurons du reste à signaler un certain nombre de cas que leur rareté et leur allure spéciale ne permettenc point de faire rentrer dans un groupe homogène.

M. le professeur Lannelongue nous permettra de le remercier ici d’avoir bien voulu accepter la présidence de cette thèse.

Page 1