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tieux. Fièvre à 39° sans localisation, Opposition à l’alimentation. À mis au monde le 30 avril, deux jumeaux débiles décédés depuis lors : retour de couches le 43 juin. » La température s'élève progressivement ; urée : 0 gr. 95. L'agitation est extrême, la sitiophobie absolue. Morte le 25 juin 1935 après avoir atteint 4105.
À 20 ans, crise épileptiforme qui a duré cinq minutes.
Violentes céphalées aux époques menstruelles. Accouchement normal en 1924, pas d'accident durant la grossesse et l'allaitement,
Après l’accouchement, en avril, s’est montrée très loquace, très exubérante. Le mari dit : « tête en l'air ». Les troubles actuels remontent au 2 juin. La malade revenue à son domicile est tombée à cette date sans perdre connaissance ; depuis est apparu le syndrome confusionne] : prostrée dans un coin de sa salle à manger, Mme P... ne faisait plus attention à rien, répondait à peine et de maaière évasive aux queslions de son mari, laissait pleurer son enfant. Par instant, elle regardait fixement devant elle et criait, comme terrifiée. La nuit, elle ne dormit pas et la terreur redoubla. Après trois jours de ce tableau à la maison, la malade fut envoyée à l'hôpital et de là, à Henri Rousselle.
On le voit, il s’agit dans les exemples que nous venons de citer, de malades qui sont prises brusquement de confusion, puis sur ce fond apparaissent les signes du Délire aigu. Notons tout de suite la relative longueur d'évolution : la plupart du temps il s’agit de
cas hésitants, la famille qui comprend obscurément
que la maladie est un épisode aigu n’envoie pas d'emblée sa malade dans un milieu psychiatrique.
Dan
Alors commence une série de transferts qui relardent l'heure du traitement et aggravent d’ autant un pro—
nostic déjà sombre.
Au lieu d’un syndrome confusionnel on peut souvent constater un état qui, d'emblée, en impose pour une autre maladie mentale, état qui a évolué depuis très peu de temps et tournera court par l’adjonction des éléments classiques. Nous avons rencontré un état mélancolique. R