‹ Considérations sur la phase prodromique des délires aigusChapitre 22 sur 33 · PAGE · texte numérisé non relu

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Perrin rédige le certificat suivant : « Confusion aiguë fébrile (temp. 4005). Agitation incoercible à type anxieux. Cris, refus d'aliments. »

À l’arrivée dans le Service, un dosage d’urée indique : 4 gr. 96. Nous associons l'opothérapie rénale à la thérapeutique anti-infectieuse habituelle. L’agitation baisse rapidement et dès le 8 juillet, la malade consent à boire. Malgré un état général très altéré l’urémie est à 1 gr. 70. La malade reste confuse : le 12, le taux d’urée est de 1 gr. 45 ; le 20 : O0 gr. 88. L’obnubilation persistera longtemps encore et ne se dissipera pas complètement. Le 9 septembre, la malade est transférée à Clermont. Depuis, nous avons appris qu'elle était sortie, guérie, le 45 octobre.

Le début des troubles actuels remonte, d’après le mari, au mois de mars. La malade depuis cette époque se montrait anormalement nerveuse, irritable, s'emportait à la moindre parole prononcée devant elle ; suspectant la conduite de son mari, l'honnêteté de ses parents lors d'un héritage. La bizarrerie avait été plus accentuée encore au début de juin, lors des grèves, et l'agitation, la confusion, le refus d'aliments n’ont débuté que le 29 juin.

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