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de paille, arrachant brin à brin le duvet des couvertures, détachant les paillettes des murs de l’appartement, présentent autant d'indices d’une terminaison
funeste. » Enfin le pronostic est indiqué : « étant dans -
le délire, le patient ne prend pour ainsi dire plus rien, mais la maladie dure, l’amaigrissement et le marasme viennent par l'effet de la fièvre et faute d’alimentation... , enfin tout se refroidit, le patient meurt. »
La phrénitis englobait donc tous les états confusionnels avec agitation, fièvre, grave trouble du métabolisme, qu'ils soient secondaires à une affection somatique quelconque ou d'apparence primitive.
Le développement de la médecine avec les méthodes anatomo-cliniques au début du xix® siècle fit passer au second plan le « délire » des maladies somatiques bien étiquetées et au cours desquelles les symptômes mentaux ne devinrent que des épiphénomènes. Aussi bien voit-on se dégager aux dépens de l'antique phrénitis une forme spéciale : le Délire aigu. Willis écrit déjà pour différencier phrénitis et délire : (Opera medica : de delirio et phrenitide), la phrénésie dépendant de l'irritation des nerfs. Fodéré en 1817, divisait la phrénésie en symptomatique et exquisite.
Georget, en 1820, oppose le Délire aigu à la folie, il lui assigne trois causes : les affections graves du cerveau, les maladies des auires organes, l’action de certaines substances sur l’estomac (alcool, etc...). En somme, le Délire aigu devient pour cet auteur l’agitation délirante au cours d’affection d'étiologie bien connue par opposition à la folie « qui est toujours
CNE PME TAN