‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 12 sur 62 · LES GAZ COMPRIMÉS · texte numérisé non relu

LES GAZ COMPRIMÉS

L’augmentation de pression de l’air respiré met en équilibre la tension de l’organisme en plongée avec la pression ambiante. Rappelons brièvement les lois physiques qui ont trait à l’augmentation de pression des gaz

1° À mesure que l'air est comprimé, sa densité s’accroit et ses propriétés se modifient. Son brassage devient plus difficile; il faut un effort respiratoire intense et la respiration doit se faire bouche ouverte; siffler et murmurer deviennent impossible en caisson à 4 kg. de pression; la voix retentit lointaine et nasillarde.

2° La tension partielle des constituants de lair augmente de facon proportionnelle à l’élévation de pression de l’air (loi de DALTON). Ainsi, la tension partielle de l'oxygène qui est de 0,2 kg. dans l’air à la pression atmosphérique, devient égale à 1 kg. à 40 mètres de- profondeur

HS ETOU LE

dans l’eau (pression de l’air respiré à cette profondeur : 5 kilogs). Et, comme l’action physiologique des gaz dépend de leur tension partielle, respirer de l’air à 40 mètres sous l’eau, équivaut à respirer de l'oxygène pur à la

pression atmosphérique.

3° La dissolution des gaz de l'air dans le sang et les tissus obéit à la loi de HENRY : la quantité de gaz dissous est proportionnelle à la tension partielle de ces gaz. Par exemple : cinq fois plus d’oxygène sont dissous dans l’organisme à 5 kgs de pression. La dissolution maxima correspondante à la nouvelle tension partielle des gaz dans les alvéoles pulmonaires est atteinte au bout d’un certain temps : on dit alors qu’il y a saturation.

Quand la tension partielle décroît, avant que l’excès de gaz dissous s’élimine jusqu’à une saturation inférieure, il y a un certain délai pendant lequel l'organisme est sursaturé. Les gaz dissous en excès sont dans un état très instable : ils risquent de reprendre leur forme gazeuse sur

place.

4 Les solubilités de l'oxygène, du gaz carbonique et de lazote sont différentes. À la température du corps (37°), elles dépendent de leur nature chimique et des substances dans lesquelles ils se dissolvent. L’azote, par exemple, se dissout dans le plasma deux fois moins abondamment que l’oxygène, — pour une même tension partielle d’O? et de N? —; le coefficient de solubilité de l’azote dans ce liquide organique étant égal à 0,012, tandis que celui de lPoxygène est égal à 0,024. Mais du plasma

dans les lipoïdes de l’organisme, l’azote se dissoudra cinq

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