LA VISION EN PLONGÉE
[19] La vision nette à l’œil nu est impossible dans l’eau. La différence des indices de réfraction de la mer et des dioptres sphériques qui font de l’œil une lentille convergente est presque nulle. Les rayons lumineux passant directement de l’eau dans l’œil ne convergent plus sur la rétine, mais bien au-delà. Il ne se forme donc pas d’image nette sur la rétine dans la vision à l’œil nu dans l’eau.
En rétablissant, au contact de la cornée le milieu aérien dans lequel l’œil est habitué à voir nettement, le plongeur, grâce à des lunettes étanches, aura une vision nette et précise semblable à celle que nous avons quand nous regardons un aquarium.
Par suite de l’angle que font les deux verres des lunettes binoculaires, il se produit un décalage des images sur les deux rétines. Grâce à un strabisme physiologique et à une fusion mentale, il est possible de corriger ce décalage, mais au prix de fatigue oculaire entraînant chez beaucoup une céphalée, et à condition que l’angle ne soit pas trop grand. Sinon, le fusionnement est impossible et la vision diplopique. Aussi, pour éviter ces inconvénients, emploie-t-on une lunette à verre unique qui prend les deux yeux à la fois.
Les phénomènes de réfraction des rayons lumineux passant à travers le dioptre plan eau-verre-air amènent une