ACCIDENTS DE « SQUEEZE D» ET DE « BLOWING-UP
a) Remontée en ballon ou « blowing-up ».
Si le scaphandrier bascule la tête en bas, l’air monte dans les jambes de la combinaison et les gonfle. Le volume du scaphandrier augmente subitement et, avant d’avoir eu le temps de manœuüvrer sa soupape d'évacuation, le plongeur remonte de plus en plus vite, son habit se gonflant
de plus en plus à mesure que la pression ambiante baisse. Si la combinaison ne s’est pas déchirée, le plongeur surgit à la surface gonflé comme un ballon. Cette remontée brutale peut causer des accidents de décompression ou provoquer une chute au fond de l’eau, une fois l’habit dégonflé, et aboutir à un écrasement (squeeze).
b) Ecrasement ou « squeeze ».
[41] Si la pression interne baisse (panne de la pompe, éclatement du tuyau d’arrivée d’air chez les scaphandres dépourvus de soupape de non retour d’air), ou si la pression externe augmente subitement (chute à un niveau plus bas), le scaphandrier est victime d’un écrasement ou « squeeze ».
La différence des pressions externe et interne interfère sur la respiration, porte le sang dans le cou et la tête, remonte parfois le corps dans le casque. Le casque incompressible joue le rôle d’une immense ventouse appliquée sur la partie supérieure du corps.
Le scaphandre à casque nécessite un très long entraînement pour conserver toujours le même volume et éviter les accidents de « squeeze » ou de « blowing-üp. Il est solidaire de la surface et n’autorise que la position verti-
cale au fond de l’eau. Son grand avantage est dû à la protection parfaite qu’il offre contre le froid.