‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 24 sur 62 · I. - GENERALITES · texte numérisé non relu

I. - GENERALITES

La physiologie de la plongée en scaphandre autonome à circuit ouvert est dominée par une série de faits :

1° Tout d’abord, l’augmentation de la pression externe entraine une augmentation parallèle de la pression interne, par l'intermédiaire de l’air respiré qui est débité à la tension ambiante.

2° Les constituants de l’air sous pression exercent une action toxique quand leur tension s'élève au-dessus de certaines limites. Au cours des plongées en scaphandre autonome à air jusqu'à des profondeurs de quarante à soixante mètres, les tensions d’oxygène et d’azote sont encore inférieures aux tensions toxiques de ces gaz.

3° L'organisme étant placé dans des conditions différentes de celles de l’atmosphère, doit s’habituer aux données subjectives nouvelles et. acquérir une série de réflexes.

4° En plongée, l'effort musculaire, la lutte contre le froid, la pression, entraînent des modifications dans les échanges.

N'ayant pu avoir suffisamment d'examens pour exposer ce dernier chapitre, nous dirons seulement que, d’une facon générale, les échanges sont accrus et légèrement mo-

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difiés. Les quelques dosages effectués au GER-S.M. au cours de séjours en caisson pour vérifier les tables de plongées successives ont montré une élévation de l’urée sanguine, de la glycémie; une augmentation de l’excrétion urinaire et très peu de variations du rapport chlorures globulaires-chlorures plasmatiques. On a relevé des trou bles de la crase sanguine : lors des prises de sang, après séjour en caisson, le sang s’écoulait difficilement du trocart. Il était foncé, visqueux et, malgré les précautions, coagulait ou s’hémolysait facilement dans les tubes. Une série de symptômes subjectifs a été trouvée après de fréquents séjours en caisson : asthénie, inappétence, frilosité (Dr GALA).

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