A. - PRESSION INTERNE
[19] L’équilibration de la pression interne avec l’augmentation de la pression externe permet au plongeur de n'être pas écrasé pendant ses plongées. Cette équilibration se fait grâce à l’air respiré, débité à la pression externe par le détendeur. L’air respiré égalise avec la tension hydrostatique la tension intra-thoracique et la tension interne des tissus de l’organisme.
Les cavités aériennes équilibrent leur pression avec la pression externe de la façon suivante :
1° Les viscères creux (estomac, intestin), se déforment et s’aplatissent de manière à réduire leur volume pour que leur tension augmente et s’équilibre avec la tension externe.
2° Les cavités osseuses remplies d’air, sont indéformables et l’égalisation de leur pression se fait par le passage
de l’air comprimé à travers leurs orifices de communication avec les fosses nasales.
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a) Oreille moyenne : L’équilibration de l’oreilie moyenne ne se fait pas automatiquement mais volontairement et par à-coups. En effet, la trompe d’Eustache n’est pas spontanément perméable, même chez lé sujet normal. Aussi, au cours de la descente, est-il nécessaire d’effectuer la manœuvre de Valsalva ou de faire des mouvements de déglutition pour ouvrir l'orifice pharyngien tubaire. Sinon, une douleur se produit dans les oreilles pour une pression différentielle de 60 à 150 grs. Cette douleur va en croissant jusqu’au moment où les tympans se rompent pour une pression différentielle de 400 à 800 grs [7].
Les variations de volume deviennent de plus en plus faïibles à mesure que la pression augmente. Aïnsi, si l’on accommodait pas et si le tympan ne se déchirait pas, le volume de la caisse tendrait à diminuer de moitié si la pression extérieure passait de 1 à 2 kgs. du tiers, en passant de 2à3 kgs; du quart, en passant de 3 à #kgs.. Les variations de volume de l’oreille moyenne provoquent la douleur et avertissent de la nécessité d’accomoder, moins souvent aux grandes profondeurs qu'entre un et quinze mètres, la douleur se produisant plus rarement quand on s'enfonce profondément.
A la remontée, l’air comprimé reflue de l’oreille moyenne dans le cavum par la trompe d’Eustache en faisant un grésillement caractéristique. L’air de la caisse se dilate pour équilibrer la tension de l'oreille moyenne avec 1: nouvelle tension inférieure et l’excès d’air s’échappe dans les fosses nasales.
b) Sinus : Les orifices de communication avec les fosses nasales sont spontanément perméables chez le sujet sain et l’égalisation de tension se fait automatiquement. Sinon, une céphalée intense, une sensation d’éclatement de la face, du front et du crâne, se produisent et empéchent de s’enfoncer.
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