‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 26 sur 62 · B. - APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

B. - APPAREIL RESPIRATOIRE

L'augmentation de pression n’entrave pas les mouvements respiratoires, dans la mesure où la différence de pression externe et intra-thoracique est nulle; la pénétration et la sortie de l'air, qui est fourni à la pression externe, se fait toujours grâce au va-et-vient du soufflet pulmonaire.

[14] Ce qui gêne la respiration, ce sont les modifications de la densité de l’air. Ainsi, en caisson à surpression, la respiration demande un grand effort et se fait bouche ouverte. Ce sont encore la résistance de l’eau aux mouvements respiratoires et la difficulté relative à respirer un le scaphandre autonome.

[38] La respiration d'air débité à la pression externe ambiante est seule possible. Les appareils construits pour respirer sous l’eau de l'air à la pression atmosphérique ne permettent pas de descendre à plus de deux mètres. Avec de tels appareils, la pression intra-thoracique est égale à la pression atmosphérique de 1 kg.; la pression externe à 1,200 kg.; la pression différentielle de 0,200 kg. cm? est telle qu’elle provoque une sensation d’enfoncement du. sternum, un reflux du sang de l’abdomen et des membres dans le thorax, le cou et la tête, avec oppression, céphalée, hémoptysies. |

[19] Au cours de la descente, à de profondes et longues inspirations, succèdent des expirations superficielles et brèves qui remplissent les poumons avec de l’air de plus en plus comprimé. Pour cette raison physique, la fréquence respiratoire s'accroît. Elle s’accroît aussi pour la raison physiologique qui est d’éliminer le CO?; la production accrue de ce gaz pendant la plongée, son exhalation difficile (densité de l’air; compression tendant à refou-

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ler le CO? au fond des alvéoles au cours de la descente), augmentent la fréquence respiratoire du plongeur.

À la remontée, l’air dans les poumons se dilate à mesure que la pression ambiante diminue. Il en résulte de brèves et courtes inspirations, suivies de profondes et longues expirations, d’un volume supérieur à celui de l’inspiration.

Le danger de la remontée résulte dans le fait que si le plongeur retient sa respiration, l’air pulmonaire ne peut se dilater et il se produit des accidents de surpression pulmonaire : éclatement des alvéoles, passage de Pair dans la circulation, le médiastin.…

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