‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 28 sur 62 · À. - GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

À. - GÉNÉRALITÉS

À mesure que la pression de l’air respiré croît, ses constituants manifestent des propriétés toxiques qu’ils n’avaient pas à la pression atmosphérique et qu’on rapporte à leur tension partielle augmentée dans lalvéole et à leur dissolution en plus grande quantité dans l’organisme.

Le mécanisme des échanges gazeux — absorption d’oxygène, élimination de gaz carbonique — reste toujours conditionné par les différences de tension dans l’alvéole, le sang et les tissus.

Si l'organisme tolère une plus grande absorption d’oxygne (hyperoxie) et d’azote (« hypernitrie »), il ne peut tolérer une augmentation du taux du gaz carbonique (hypercapnie). En particulier l’air comprimé ne devra pas contenir du CO? (le compresseur qui gonfle les bouteilles doit avoir la prise d’air loin de l’échappement des gaz brûlés, un filtre à sa sortie, etc...). Il n’y aura alors pas d'augmentation de la tension du gaz carbonique dans les poumons, déterminant à son tour une augmentation de la tension du CO? dans le sang et les tissus et les réactions pathologiques immédiates de l’hypercapnie.

L'air respiré en plongée est donc constitué essentiellement de deux gaz : oxygène et azote. Ces gaz se dissolvent dans le sang et de là dans tout l’organisme, en quantité proportionnelle à leur tension partielle et à leur coefficient de solubilité.

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