‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 32 sur 62 · SAUT · texte numérisé non relu

SAUT

reste égale à 0 kg. 085, le pourcentage de ce gaz s’abaisse à mesure que la pression monte), le débit respiratoire limité par l’appareil (détendeur, tuyauterie, etc), telles sont les causes qui tendent à faire monter le taux du CO2 dans l’alvéole.

2° Elévation de la tension sanguine du CO?.

Le CO? éliminé par les tissus dans le sang, se combine presque instantanément à l’hémoglobine réduite grâce à la carbonic anhydrase. Progressivement et plus lentement se

- font les combinaisons avec les carbonates et les globulines. Or, pendant la plongée, la tension de l’oxygène dissous est telle qu’elle empêche la désaturation totale de l’oxyhémoglobine (on est arrivé à faire vivre des rats privés d’hématies dans des atmosphères comprimées; l’oxygène dissous dans le plasma satisfaisant aux besoins cellulaires). Aïnsi que nous le savons, l’oxyhémoglobine commence à se dissocier en O? et en hémoglobine quand la tension de l’oxygène dissous est inférieure à 0 kg. 130 (100 mm. de mercure). À 40 mètres de profondeur, la tension de l’oxygène dissous est de 1 kg. (760 mm.). L’oxyhémoglobine reste en partie combinée dans le sang veineux et le transport du CO? se fait plus lentement et moins totalement. La tension de ce gaz augmente alors très légèrement dans le sang. De plus, l’irritation des alvéoles aboutit à un épaississement de l’endothélium et gêne les échanges gazeux : Le CO? passe moins vite que normalement du sang dans l’air alvéolaire, et ce fait contribue également à augmenter la tension sanguine du gaz carbonique.

3° Elévation de la tension tissulaire du COZ.

Les efforts musculaires, la lutte contre le froid, l’absorption légèrement déficiente du CO? tissulaire par le sang dé-

terminent aussi une élévation de la tension du gaz carbonique.

un Nes

Intoxication par le CO? en plongée :

L’élévation de la tension du CO? dans l'organisme en plongée, déclanche le système régulateur qui vise à rétablir la constance du milieu intérieur.

Jusqu'à une tension de 0,100 kg. dans l’air respiré (air à la pression atmosphérique contenant 10 % de CO2), le CO2 a un effet stimulant sur les systèmes cardio-vasculaire et respiratoire : augmentation du pouls, de la T.A.,, de la ventilation pulmonaire. Si la tension est supérieure à 0,100, le CO? exerce une action dépressive sur le système nerveux (perte de conscience, convulsions), sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire (effondrement du pouls, de la T.A., arrêt du cœur et de la respiration, précédé de spasme laryngé, de dyspnée intolérable).

Au cours de la plongée, la toxicité du gaz carbonique est accrue. Bien que le pourcentage de ce gaz dans l’alvéole baisse et permette que sa tension reste sensiblement la même qu’à l’état physiologique, une tension un peu élevée dans l’air respiré, supportable à la pression atmosphérique, devient vite insupportable en plongée. [17] Ainsi, l’organisme tolère pendant 22 minutes une pression partielle de 0,060 kg. de CO? dans l’air respiré à la pression atmosphérique (6 %). A10 kgs. d’air, cette même tension de 0,060, correspondant à un pourcentage de 0,6 %, détermine la perte de connaissance en 1 à 5 minutes.

Il résulte de tout ceci que le plongeur risque d’être victime de la toxicité accrue du gaz carbonique : à

1° L'air débité par les bouteilles doit être rigoureusement exempt de COZ.

2 L’effort musculaire violent est à éviter, car il conduit à un essoufflement dangereux. Le brassage pénible de Pair dense dans l’appareil, la résistance de l’eau aux mouvenrents thoraciques, etc., transforment la polypnée efficace

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