‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 33 sur 62 · HAN CAD EE · texte numérisé non relu

HAN CAD EE

à l’air à la pression atmosphérique en dyspnée intolérable et peu efficiente en plongée. Le CO? monte vite dans l’organisme et sidère brutalement les grandes fonctions. L’effort provoque en effet une augmentation des combustions et l’excès de CO2 qui en résulte risque d’être éliminé insuffisamment et de dépasser le seuil de toxicité; abaissé par la plongée.

3° Les plongeurs qui utilisent des appareils à circuit fermé ont été souvent victimes d’intoxication par le COZ. Quand le filtre absorbant ce gaz fonctionne mal, la tension du C0? monte très vite et détermine une syncope brutale. Dans ce genre d'appareils, outre le danger résultant de la toxicité de l’oxygène pur sous pression, s’ajoute à tout moment le risque d’asphyxie brutale par le CO?; d'autant plus brutale que les toxicités de l’02 et du COZ se renforcent.

D. - L’HYPERNITRIE EN PLONGÉE.

L’azote, gaz inerte à la pression atmosphérique, détermine à la descente des accidents d’intoxication : narcose à l’azote ou ivresse des grands fonds. A la remontée, des accidents vasculaires dûs au dégagement sur place des bulles gazeuzes amenant le tableau clinique connu sous le nom de mal des caissons ou mal de décompression.

1° Intoxication par l'azote :

L’azote dissous dans l’organisme à la tension de ce gaz à la pression atmosphérique n’a pratiquement aucun effet sur l’homme; quand sa tension s’élève, il se manifeste un ensemble de symptômes qui se rapprochent de ceux de l’intoxication alcoolique aiguë. [6] Le plongeur commence à ressentir les premiers signes de cette intoxication dès 30

à 40 mètres (pression de l’air respiré : 4 à 5 kgs; pression

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