‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 47 sur 62 · II - ACCIDENTS OCULAIRES · texte numérisé non relu

II - ACCIDENTS OCULAIRES

a) Comme l’épistaxis, l’hémorragie. sous-conjonctivale relève d’une inégalisation de la pression de l’air de la lunette avec les pressions interne et ambiante. En bloquant ses fosses nasales avec le voile du palais, le plongeur empêche l'air qui est dans la lunette et les fosses nasales de suivre exactemerit les variations des pressions interne et ambiante quand il s'enfonce ou qu’il remonte. Ainsi, quand on s'enfonce, l’air de la lunette est en dépression relative par rapport aux téguments et aux yeux qu’elle recouvre. La lunette joue le rôle d’une ventouse plaquée sur le visage et amène un érythème des téguments, une sensation de protrusion oculaire. A la remontée, on constate alors une hyperhémie conjonctivale et parfois une petite hémorragie sous-conjonctivale. | fe

La seule région du corps qui ne soit pas en contact direct avec l’eau (nez, yeux, joues et front) est donc quelquefois le siège d’un squeeze très léger et localisé. L’entraînement apprend à accomoder plus régulièrement et à éviter la formation de ce léger squeeze local.

Chez le scaphandrier à casque, un squeeze généralisé

entraîne des accidents oculaires plus graves et plus in-

tenses, analogues à ceux provoqués par une violente compression thoracique.

b) La décompression rapide peut amener des accidents oculaires très graves : baisse de l’acuité visuelle, rétrécissement du champ visuel, névrite optique, atrophie du nerf optique, etc. dûs au dégagement d’azote dans les vaisseaux du nerf optiques, dans le chiasma.… Le traitement consistera en la recompression immédiate.

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