‹ Considérations sur la Physio-Pathologie de la Plongée en Scaphandre Autonome: A Circuit OuvertChapitre 56 sur 62 · ASPHYXIE PAR SUBMERSION · texte numérisé non relu

ASPHYXIE PAR SUBMERSION

Au cours d’une crise convulsive hypercapnique provoquée par l’essoufflement en plongée, à la suite d’un geste irraisonné dû à l'ivresse des grands fonds, etc, le plongeur peut avaler de l’eau.

Noyé blanc : Le contact de l’eau dans les voies aériennes supérieures peut déterminer une syncope cardio-respiratoire. La respiration cesse subitement; le cœur ne bat plus que très faiblement et la réserve d'oxygène du sang permet aux centres nerveux très sensibles de tenir quelque temps. Le noyé est blanc, son pouls est imperceptible. Le pronostic est relativement favorable.

Noyé bleu : Au contraire, il n’y a pas eu de syncope cardio-respiratoire au début de la pénétration de l’eau dans les voies aériennes. Les mouvements respiratoires convulsifs remplissent les alvéoles d’eau; le cœur bat et les réserves d'oxygène sont vites absorbées. Le pronostic

ESOTANRE

de ce noyé bleu est plus défavorable que celui du noyé blanc [18].

Si on a pu remonter le plongeur au début de sa noyade, il faut entreprendre sa réanimation en même temps qu’on le recomprime en caisson, afin d'éviter les accidents de décompression. Le noyé bleu sera traité comme un œdème aigu pulmonaire (saignée, toni-cardiaques, respiration artificielle) ; le noyé blanc, comme une syncope cardio-respiratoire (pas de saignée).

L’éventualité des asphyxies au cours de plongées en scaphandre autonome à circuit ouvert est très faible, impossible à arriver chez le plongeur expérimenté et prudent. ainsi que le montrent les statistiques du G.E.R.S.M, qui portent sur des milliers de plongées.

Page 1