Considérations sur la prophylaxie des brucelloses
Nous n'avons pas la prétention d'apporter une contribution personnelle à l'étude de la prophylaxie des Brucelloses.
l'objet de notre travail est de condenser les résultats des études les plus qualifiées faites à cet égard et dont les pouvoirs publics d'ailleurs se sont inspirés pour édicter une réglementation appropriée.
La prophylaxie générale découle nécessairement des données que nous possédons actuellement sur l'étiologie et l'épidémiologie de la maladie, données que nous allons rapidement passer d'abord en revue.
C'est le médecin anglais BRUCE qui, en 1866, découvrit dans la rate de sujets morts de «fièvre de Malte», le microbe qui porte son nom.
Dès 189%, BANG, vétérinaire danois, trouve dans les scoritions génitales de vaches récemment avortées un petit bacille auquel il donne son nom et dont :
Miss YVANS constate l'absolue analogie, tant culturelle que biologique et expérimentale, avec le bacille de BRUCE, dont on sait que les chèvres avaient été reconnues infectées.
Ce bacille, actuellement bien connu, possède comme caractères fondamentaux :
— d'être de très petite dimension; — ilse colore aisément par les couleurs basiques d'aniline ;
— il résiste longtemps au froid, mais est tué par la chaleur à 60 dégrés, en une demi-heure ;
— sa culture, généralement aérobie, est très lente, le milieu le meilleur est le milieu au foie de bœuf, on peut aussi utiliser le bouillon Martin ou la gélose inclinée ;
— nous rappelons également qu'il existe plusieurs variétés de BRUCELLA que l'on peut schématiser dans ce tableau :
pos | Microbe de la fièvre de Malte, Militensis BRUCE fièvre ondulante d'origine ; caprine.
BRUCELLA BOVIS | Microbe de la fièvre abortive (Bang) | des bovidés.
Abortus
SUIS \ Microbe de l'avortement épizoo-
(Traum) | tique des truies.