‹ Considérations sur la prophylaxie des brucellosesChapitre 10 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Si nous essayons de rappeler rapidement les principaux points de cet exposé, nous constatons que la brucellose est une maladie mibrobienne, contagieuse pour l’homme auquel elle est transmise par les chèvres, les brebis et les vaches.

Si nous rappelons aussi combien rapidement elle s’est répandue en France depuis une quinzaine d'années, principalement dans les départements du Midi, mais qu'elle a tendance à envahir tout le territoire, qu’elle est, en un mot, selon l'expression de Nicoire, une maladie d'avenir que sa morbidité, est forte, la mortalité qu’elle entraine, loin d’être négligeable, nous nous apercevons vite que la prophylaxie en doit être conduite avec énergie et méthode.

Les pouvoirs publics l'ont bien compris qui ont promulgué une série d’arrêtés pour essayer d’enrayer la propagation de la brucellose animale, unique source de contagion humaine.

Ces arrêtés concernent la visite des troupeaux par le vétérinaire, la déclaration obligatoire, les règles d'hygiène élémentaire que le public doit observer, la vaccination des animaux vivant en troupeau.

De telles mesures étaient indispensables pour lutter contre la perte considérable que la brucellose fait subir à notre cheptel.

Mais le médecin ne peut pas rester inactif.

C'est au médecin et surtout au médecin de campagne qu'échoit le devoir de renseigner le public de nos villages — beaucoup plusexposés, nous l'avons vu, que les agglomérations urbaines — sur les dangers de cette maladie et sur les moyens de s’en préserver.

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De ces moyens que nous avons signalés, il en est un facile, pratiquement inoffensif, sous certaines précautions, nous voulons parler de la vaccination préventive, selon la technique dont nous avons rappelé les heureux effets.

Car, nous nous trouvons en présence d’une affection grave, pour laquelle le nombre des traitements proposés, dont aucun n'est spécifique, prouve assez que fort peu sont efficaces; et cette considération nous montre tout l'intérêt de la prophylaxie, seule arme sérieuse que nous possédions actuellement pour lutter contre une maladie dangereusement envahissante.

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