‹ Considérations sur la prophylaxie des brucellosesChapitre 8 sur 10 · EME · texte numérisé non relu

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2) Vaccination animale :

Elle à fait l’objet de recherches importantes qui ont abouti à d’intéressants résultats, sans que l’on puisse dire toutefois qu'une mise au point définitive ait été réalisée.

On a renoncé aux vaccins tués en raison de l'insuffisance des résultats obtenus.

On a eu recours aux vaccins vivants, tantôt chez les animaux sains, tantôt chez les animaux infectés.

Dans ce dernier cas, il s'agissait plutôt d’une vaccinothérapie qui aurait pour.effet d’abréger la période infectieuse et par suite de réduire les avortements.

On ne peut utiliser que les vaccins atténués, Or, il est difficile de réaliser une atténuation définitive d’un virus.

Il faut obtenir l’effet de vaccination et de ne pas provoquer des accidents chez les animaux inoculés ; d’autre part, l’atténuation du vaccin obtenue pour l’animal ne doit pas laisser subsister la virulence pour l’homme et en rendre dangereuse la manipulation.

Sous cette réserve, l'emploi des vaccins atténués a été très étendu.

On a obtenu d’excellents résultats sur plus de 40.000 brebis et chèvres et plusieurs centaines de vaches atteintes de brucelloses avec des vaccins constitués par une émulsion en sérum physiologique de bacilles abortus vivants et avirulents, sensibilisés ou non, utilisés pour un but de prémunition.

On s’est efforcé de localiser des vaccins vivants injectés chez l’animal pour accroître la valeur de l’immunité.

A cet effet, Dupois a utilisé comme excipient un corps gras qui, injecté sous la peau, détermine une réaction inflammatoire, locale, telle que les microbes injectés restent enkystés sur place sans qu’il y ait, semble-t-il, entrave à la production des anticorps.

Le substratum était constitué par de l’huile de vaseline et

de lanoline anhydre.

C’est une méthode à la fois de prémunition qui évite l’avortement chez les femelles contaminées et de vaccination proprement dite pour éviter l’infection chez les animaux sains.

D'après Dubois :

« 19 Le vaccin est inoffensif pour les animaux des espèces

précilées. )) « 2° Le vaccin est innoffensif pour l'homme. »

« 39 Les sujets sains prémunis ne sont pas dangereux pour les sujets sains non prémuris avec lesquels ils cohabitent pendant

une longue période. »

« 49 Chez les sujets sains prémunis, la Brucella vaccinale ne se , retrouve pas dans le sang et n’est pas éliminée par l'urine ou par le lait. »

LiSBONNE et ses Collaborateurs ont préparé un vaccin constitué de deux composants (Ac. des Sciences 21 Mars 1938): 1° Un antigène formé de substances glucinolipidiques extraites du bacillus mélitensis ; 2° Une souche microbienne vivante de bacillus abortus bovis strictement avirulentes et pour le cobaye et pour l’homme.

Isolée, chacune de ces substances ne donne pas l’'immunité, mais leur union paraît leur donner une immunité effective.

Il y a donc là le principe d’une méthode du plus haut intérêt.

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