‹ Considérations sur la réaction de Schultz et Charlton: sa technique, ses résultats, sa valeur pour le diagnostic de la scarlatineChapitre 11 sur 21 · LEO · texte numérisé non relu

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En 1922, la thèse de Hamel constitue le premier travail important paru en France sur l’extinction locale de la scarlatine. L'auteur expérimente la réaction dans 45 cas typiques et atypiques de scarlatine, puis sur un grand nombre de rashs scarlatiniformes d’origine variée.

Il démontre qu’il existe des sérums normaux impropres à provoquer l'extinction. Sur une série de 29 scarlatines {ypiques, il obtient l’extinction dans tous les cas à condition de vérifier la valeur du sérum employé, de pratiquer la réaction dès les premiers Jours de l’éruption et de faire l’injection de sérum strictement intra-dermique. Pour Hamel, l'intensité de la réaction semble sans rapport avec la gravité de la maladie. |

Enfin, sur 10 cas d’érythèmes toxiques ou solaires, il obtient 10 résultats négatifs.

Les travaux des Dick et de l’école américaine apportent un jour nouveau sur la spécificité du phénomène d'extinction, l’étude de la réceptivité à la scarlatine semblant donner une explication aux résultats discordants obtenus jusqu'alors.

En effet seuls les sérums provenant de sujet à réaction de Dick négative sont susceptibles de donner le phénomène d’extinction de Schultz-Charlton.

Ces sujets auraient eu autrefois la scarlatine, ou ayant été en contact avec le virus scarlatineux se seraient lentement immunisés.

En France, Zœæller fait, dès 1924, plusieurs communications sur les relations entre réaction de Dick et phéno-

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mène de Schultz-Charlton ; étudiant le pouvoir extincteur de divers sérums tant d’origine humaine que d’origine animale, il considère l'extinction comme la neutralisation d’une toxine érythrogène par une antitoxine du sérum.

Se ralliant à la théorie exprimée par Dick et Zingher, Debré conclut à la similitude de la toxine scarlatineuse el d’une toxine streptococcique. Il propose la réaction de S. C. comme moyen de juger lefficacité et le titrage des sérums de convalescents et antiscarlatineux.

La spécificité du phénomène d’extinction est confirmée par tous les observateurs el sa valeur diagnostique expérimentée par de nombreux auteurs français.

La thèse de Roullet (1926) résume les résultats obtenus, précise la technique et les conditions d’application de la réaction. Elle permet à l’auteur d’affirmer l’existence de la scarlatine chez le nourrisson avant la deuxième année. Toutefois, si la réaction de Schultz- Charllon n’est jamais positive à tort, auteur signale trois cas typiques dans lesquels elle a été négative sans raison de date ou de technique avec un sérum actif et déjà éprouvé. Aussi propose-t-il, toutes les fois qu’il est possible, de confirmer le procédé direct par le procédé indirect.

Roullet étudie particulièrement cette méthode dont on avait méconnu l’utilité et la valeur diagnostique.

En 1929, Baize et Meyer appliquent le phénomène d'extinction à l’étude des érythèmes puerpéraux et de leur pathogénie.

HN

Ellenbeck étudie en 1931, la scarlatine des blessés et des brûlés et son comportement à l'égard de la réaction de Schuliz-Charlton.

Au cours de ces dernières années, de nombreux auteurs, parmi lesquels nous citerons Bôttner, Rocchi, Bahov, Dumitresco, se sont appliqués à préciser la valeur de la méthode.

Comme nous le signalons plus haut, nous avons pu nous rendre comple dans une série de 51 cas de scarlatine, que cette réaction mérite d’être utilisée et que son pourcentage d'erreur ne dépasse pas 4 %.

La pathogénie de l'extinction, comme celle de la scarlatine, fait encore l’objet de discussions et de recherches ; il n’est que de considérer Putilité d’un diagnostic précoce de scarlatine pour se convaincre de l'intérêt d’une épreuve simple et fidèle permettant de la confirmer.

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