‹ Considérations sur la Révolution françaiseChapitre 4 sur 24 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

plume sous l'influence d'une irrésistible impression. »

D'ailleurs si on veut se rendre compte quelle haute conscience du devoir anime Bonald, on n'a qu'à lire dans le présent recueil le chapitre intitulé: « l'Aristocratie et la Noblesse », et méditer entre autres cette définition : « La noblesse n'est ni une prérogative ni un privilège ; elle est un service et un devoir envers le pouvoir... L'orgueil ne voit, dans ce service, que des distinctions et des supériorités ; la raison, la conscience et la politique n'y voient que des devoirs. »

C'est là un angle sous lequel de nos jours on considère rarement la noblesse. Aussi je tiens à signaler ces lignes d'une pensée si élevée que j'extrais du récent ouvrage de M. le Marquis de la Tour du Pin, Vers un ordre social chrètieh, et qui concordent si parfaitement avec la définition de Bonald que je viens de citer : « Les classes élevées !... Y en a-t-il encore ? dira-t-on. Peut-il tout au moins s'en reformer? Et tout d'abord en faut-il? Réponse bien difficile à fournir si on la cherche ailleurs que dans cette belle définition de Le Play : classes supérieures, celles qui doivent leur dévouement aux classes inférieures. Ce n'est, en effet, ou du moins ce ne doit être, dans une société bien ordonnée, aucun avantage d'ordre

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