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Considérations Sur La Structure De Quelques Espèces Du Genre HOLCUS

M. Planehon ajoute qu il pense que la plante d’Amérique est identique avec celle d’Europe. Elle se trouve aussi dans l’Inde, où elle a été indiquée par Roxburgh.

MM. Balansa et Grœnland font à la Société la communication suivante :

par MM B. BALAXSA ei J. GR(E\LIAD

M. Grœnland, il y a déjà quelque temps, constatait, à la base du pédicellequi supporte la fleur inférieure de l 'Holcus lanatus, un petit appendice recourbé au sommet, et superposé, comme cette fleur, à la glume inférieure. Il désira se rendre compte de la nature de cet appendice, et il voulut bien, dès le commencement de ses études, m’associer à ses travaux. Nos recherches ne tardèrent pas à avoir un champ plus vaste ; de nouveaux faits se présentèrent à nous, et peu à peu nous fûmes amenés à étudier, sous tous ses aspects, la structure des épillets des Holcus. Ce sont les résultats obtenus par nos études communes que je viens aujourd’hui soumettre à la Société. Ges observations que nous avons faites serviront peut-être à jeter quelque jour sur la structure de quelques fleurs de Graminées.

On avait regardé jusqu’à présent les épillets multiflores des Graminées comme composés de fleurs alternes distiques insérées sur un axe unique. Ge genre Holcus semble contredire cette manière de voir. Si l'on prend. eu effet, un épillet à'Holcus lanatus dont les caryopses soient arrivés à leur maturité, on voit, en écartant les glumes, le pédicelle coudé et

appendiculé qui supporte la fleur inférieure se diviser longitudinalement en deux. Celle de ces divisions qui est opposée à la glume supérieure est la plus épaisse et la plus robuste; elle ne porte aucune des fleurs de I epillet. Ga seconde de ces divisions, celle qui regarde la glume inférieure et qui se prolonge à la base en un appendice, est au contraire flexible et d'une très

grande ténuité. Elle est surmontée de deux floscules qui, par leur propre Poids, courbent leur grêle filament, et contribuent à déchirer jusqu’au

sommet l’appendice dont nous avons parlé.

Dès le commencement de nos études, nous voulûmes nous rendie compte de la nature de cet appeudice. Ce ne pouvait être une fleur atorto t, puisque la fleur inférieure de l’épillet n’alternait pas avec lui. I.es études microscopiques que nous fîmes à son sujet ne tardèrent pas a nous en dooiki I ot i

gine. Il n’était formé que d’un tissu composé de cellules allongées, et poison insertion, il était évident que ce n’était qu’une excroissance latérale,

ou, si l’on veut, un éperon formé par l’axe florifère.

Nous eûmes plus «le peine à nous rendre compte du dédoublement e

l'axe. Nous n'aurions jamais pu, peut-être, trouver une «pi,cation saûs-

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