‹ Considérations sur la suralimentation par le sucreChapitre 11 sur 33 · DANS LES COEFFICIENTS URINAIRES · texte numérisé non relu

DANS LES COEFFICIENTS URINAIRES

Pour étudier les effets de la suralimentation sucrée chez les malades, nous avons eu recours à la méthode des coélficients urinaires. Ils indiquent de façon très nette le mode de fonctionnement de l’économie. Comme le fait remarquer, Monsieur le Professeur Armand GAUTIER, on ne mesure pas ainsi la grandeur absolue des phénemènes nutritifs, mais bien la qualité, pour ainsi dire, du fonctionnement organique, et cest là un résultat clinique important.

Les rapports que nous nous sommes attachés à déter-

miner sont :

Le coefficient azoturique.

Le rapport de l'acide phosphorique à l'azote total. Le rapport de l'acide phosphorique à l'urée.

Le rapport de l'acide urique à l'urée.

Sn eo Es dm

Le rapport azoturique ou cotfficient d'utilisation azotée (coéfficient d'oxydation du professeur A. Romix) est le rapport de l'azote de l'urée à l'azote total des 24 heures.

Il nous renseignera sur la qualité du travail fourni par l'organisme. Si l'on admet que l'urée est le terme final de la désintégration de la molécule albuminoïde dans l'organisme, soit par action hydrolytique, soit par oxydation, le coéfficient se rapprochera d'au:ant plus de l'unité que le travail de nutrition sera parfait.

Si nous le voyons augmenter, nous pourrons déduire qu'il y a diminution des termes intermédiaires entre la molécule albuminoïde et l'urte.

Le rapport de l'acide phosphorique à l'azote total et celui de l'acide phosphorique à l'urée nous indiqueront s'il y à une marche parallèle entre l'élimination de l'acide phosphorique et celle de l'azote urinaire, comme cela doit avoir lieu puisque ces deux éléments ont la même origine dans le processus de désassimilation.

Une trop grande élévation du rapport indiquerait une désintégration plus active des lécithines et des nucleines. Le rapport de l'acide urique à l’urée nous indiquera, s'il augmentait, une décomposition plus intense des nucleo-albumines et des nucleïnes des noyaux cellulaires.

Les procédés de dosage employés pour la détermination des différents éléments ont été les suivants :

Pour le dosage de l'azote total, nous avons eu recours à la méthode de Ronchèse, basée sur la transformation des substances azotées en sulfate d’ammoniaque par le procédé K jeldahl et dosage de l’ammoniaque du sel ainsi formé.

Ce sulfate d'ammonium est transformé par addition d'un

excès de formol en hexamethylène amine avec mise en liberté de tout l'acide du sel.

Par un dosage acidimétrique, on peut calculer la quantité d'ammoniaque du sel et par suite l'azote total.

Voici la technique employée :

20 cmtt d'urine sont additionnés de

5 cc. d'une solution d'oxalate neutre &e potasse à 30 p 0/0;

5 cc. acide sulfurique pur.

Le mélange placé dans un ballon de 500 cc. environ, est chauffé sur un brûleur Bunsen. On fait tomber la mousse qui se produit, à l'aide de 1 ou 2 cc. d'alcool! à 90°. Des fumées blanches, denses, mélange d'acides sulfureux et sulfurique apparaissent ; on attend quelques minutes pour leur donner le temps de s'échapper. On place alors sur l'ouverture du ballon un petit entonnoir à douille taillée en biseau pour permettre à l'acide sulfurique liquéfié de retomber dans le ballon.

Le feu est réglé de façon à avoir une ébullition tranquille. On laisse la réaction se poursuivre jusqu'à décoloration complète, ou teinte à peine ambrée de la liqueur ce qui se produit au bout de trois quarts d'heure à une heure.

À ce moment, il reste environ 2 à 3 cc. de liquide dans le ballon.

On laisse refroidir le tout, et, quand le refroidissement complet est obtenu, on verse dans le ballon 20 cc. environ d'eau distillée privée de gaz carbonique.

Le contenu du ballon est introduit dans un matras jaugé de 100 cc.,et, avec les eaux de lavages du premier récipient,

le matras est rempli jusqu'au trait de jauge.

Après agitation, on prélève 40 ce, de la liqueur correspondant à 2 ce. d'urine.

Cette liqueur très acide, additionnée de quelques gouttes de phénel-phtaleïne, est neutralisée en presque totalité par de la soude au demi, et on achève la neutralisation avec de la soude très diluée.

On ajoute un grand excès d'une solution neutre de formol au demi.

A l'aide d'une burette de Mohr, on verse une solution decinormale de soude jusqu'à coloration légèrement rosée du liquide.

Chaque centimètre cube de soude décinormale, versée

correspond à 0,0014 d'azote dans la prise d'essai.

Le dosage de l'urée a été effectué par le procédé classique à l’hypobromite de soude à l'aide de l'uréomètre d'Yvon sur la cuve à mercure.

On opérait sur l'urine déféquée par le scus-acétate de plomb liquide.

A l'aide d'une pipette graduée, on mesure exactement 25 cc. d'urine qu'on verse dans un ballon jaugé 50 cc. On ajoute 3 cc. de sous-acétate de plomb liquide, puis assez d'eau distillée pour complèter le volume à 50 cm°. On agite et on filtre :

2 cc. de cette liqueur représentent À cc. d'urine.

L'uréomètre est renversé sur la cuve à mercure, le robinetouvert. On remplit complètement la partie inférieure du tube jusqu'à ce robinet en enfonçant suffisamment

l'appareil dans la cuve. Le robinet est fermé, et, l'on constate

l'absence de bulles gazeuses dans la partie du tube située eu dessous de lui.

2 cc. du mélange sont introduits à l’aide d'une pipette dans la partie supérieure de l'uréomètre. En ouvrant légèrement le robinet, on les fait passer dans la partie inférieure du tube, en évitant l'entrée de l'air. En opérant de même, on fait parvenir dans cette même partie de l'appareil successivement quelques centimètres cubes de lessive de soude étendue, et 5 à 6 em d'une solution d'hypobromite de soude fraiche.

On laisse la réaction s'effectuer, le robinet étant bien fermé. Puis on bouche avec le doigt la partie inférieure du tube et on le plonge, après agitation, dans la cuve à eau.

En établissant l'égalité de niveau dans l'appareil et dans la cuve à eau, on mesurait exactement le volume gazeux dégagé.

On recommence la même opération avec 2 cm d’une solution citrée d'urée à 0 gr. 50 pour 250 cm.

La comparaison des volumes gazeux dans les deux cas permet de calculer la quantité d'urée contenue dans l'urine.

Dosage de l'acide urique. — Ce dosage a été effectué par le procédé préconisé par Monsieur A. RoxCHÈsE basé sur l'oxydation de l'acide urique par l'iode, en milieu rendu alcalin par un mélange de borax et de bicarbonate de potasse, corps sans action sur l'iode.

Voici la technique employée:

100 cm. d'urine sont additionnés de 15 cm. d'ammoniaque, et de 15 gr. de chlorhydrate d'’ammoniaque, Le tout est laissé en contact une demi heure.

On évite ainsi la précipitation des bases xanthiques.

Us

al

Le précipité d'urate d'ammoniaque est recueilli sur un

filtre et lavé avec la solution suivante :

An OO QUE RTE TE Eu Ps, 400 cr Chlôrmyedrate d'ammoniaques, ARMES: 450 gr:

PAS DUO MS Po Sibour te ea Ttrés

Il est mis en suspension dans 309 cm d'eau et est dissout avec de l'acide acétique dilué. |

On ajoute 20 cm3 d'une solution saturée de bicarbonate de potasse et de borax.

On verse ensuite, à l’aide d'une burette de Mohr, une solution décinormale d'iode jusqu'à ce qu'une décoloration moins rapide de l’iode indique qu'on approche du terme de la réaction. À ce moment, on ajoute quelques centimètrescubes d'eau amidonnée et la liqueur d'iode est versée goutte à goutte jusqu'à coloration franchement bleue de tout le liquide.

Le nombre de centimètres-cubes de solution décinormale d'inde versés, multiplié par 0,084 indique la quantité d'acide urique par litre. Au chiffre trouvé il faut ajouter 0 gr. 40 pour correction.

Dosage de l'acide phosphorique. — Le dosage de l'acide phosphorique a été effectué à l'aide de la liqueur d'Urane.

On verse dans un verre de bohème 50 em d'urine qu'on

additionne de 5 cm? de la liqueur suivante :

Acetate de soude cristallisé (pur) . . . 400 ar. Acide acétique cristallisable . . . . . 50 cmÿ Fautdistiiée ee AE 7 06 Dour 4 litre

Le mélange est porté à l'ébullition.

A l'aide d'une burette graduée en dixièmes de centi-

mètres-cubes, on fait tomber goutte à goutte une solution

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