‹ Considérations sur la suralimentation par le sucreChapitre 10 sur 33 · DR) VE · texte numérisé non relu

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maxx, Boas, See, Muxcr et EwaLp le préconisent dans les états fébriles.

CATHELINEAU et LEBRASSEUR, PoLix et LABIT en reconnaissent l'utilité.

M. le professeur Armand Gaurier écrit que les hydrates de carbone sont, de tous les aliments, ceux que les fiévreux digèrent le mieux.

Les convalescents déprimés par une longue maladie, et, d'une façon générale, tous ceux dont l'alimentation et la nutrition sont défectueuses, ont toujours tiré un grand profit de l'introduction de fortes proportions de sucre dans leur régime. Aussi M. S. VERMEL 'conseille-t-il de le prescrire chez les opérés.

M. le docteur HucrarD se trouve bien de son emploi dans les maladies cachectisantes.

M. le docteur TouLouse a publié, dans le Bulletin de thérapeutique du 15 Juillet 190%, les bons résultats qu'il a obtenus avec le sucre chez une soixantaine de malades névropathes très amaigries. Avec des doses variant de 50 à 900 grammes par jour en plus de la ration habituelle, elles augmentaient rapidement de poids. Cette augmentation était en moyenne de 50 grammes par jour; mais, à certaines périodes et chez certains sujets, elle atteignait parfois 100, 200 et même 500 grammes, étant ainsi supérieure au poids du sucre ingéré.

M. le docteur TouLouse résume ses observations en disant : « L'addition de 200 à 800 grammes de sucre à la ration alimentaire journalière d'entretien, le travail musculaire restant le mème, fait constamment grossir ». Et, à

son avis, le simple gain en poids constitue un résultat

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thérapeutique précieux dans les états morbides s'accompagnant d'un amaigrissement considérable.

M. Barper vante, lui aussi, les bons effets du sucre et le

préconise, comme M. Toulouse, dans la dothienenterie et la

convalescence des maladie infectieuses.

La plupart des cliniciens se trouvant bien de l'addition du sucre à la ration d'entretien dans les cas de dénutrition, il paraît donc logique de le ‘prescrire dans la tuberculose. Et, en fait, beaucoup de praticiens ont obtenu des amélio-

rations sensibles par son emploi au cours de cette affection.

RaBuTEAU, dans son traité de thérapeutique paru en 1884, préconisait déjà le glucose chez les phtisiques. Avec lui, la plupart des anciens médecins français et allemands, se basant uniquement sur les données de l'observation,

leur conseillaient le sucre sous les formes les plus diverses.

Le docteur PLICQUE a constaté que les tuberculeux prenant beaucoup de matières sucrées supportaient plus facilement la cure d'air et l'exercice, et que leur gain en poids était plus considérable. D'ailleurs, actuellement, dans la plupart des sanatoriums, le saccharose est ajouté à leur régime en assez forte proportion.

M. MassaLoNXGo a obtenu avec le sucre une augmentation de poids rapide des phtisiques, surtout marquée dans les premiers temps. Il a trouvé que son action ctait particulièrement favorable chez les tuberculeux non fébricitants et que, sous son influence, le taux de l'azote éliminé diminuait dans les urines.

M. LAureR a constaté que ces malades peuvent suppor-

ter pendant très longtemps avec avantage des doses de 50

AROGRE |

à 90 grammes de sucre par jour en plus de la ration

ordinaire.

Dans les cas où, par suite d'intolérance gastrique, on est obligé de mettre ceux-ci au régime lacté absolu, c'est un aliment précieux. Ajouté au lait, ilest très bien supporté et permet d'obtenir des engraissements très sensibles, alors qu'avec le lait seul les tuberculeux maigrissent. M. le doc-

teur Toulouse et, plus tard, M. Laufer l'ont constaté.

Toutes ces observations cliniques vont à l'encontre de l'expérience de M. GuixarD sur des animaux inoculés de tuberculose, qui, nourris avec du sucre, succombaient plus

vite que les témoins normalement alimentés.

Mais il faut remarquer que les doses de saccharose données à ces animaux étaient énormes (10 grammes ‘par Kgr d'animal, en plus de leur alimentation normale). Pour comparer ces eftets chez l'homme, il faudrait donner à des tuberculeux, outre leur régime habituel, des doses quotidiennes de 650 gr. de sucre. On voit combien ces chiffres sont éloignés de ceux employés par les différents médecins qui ont prescrit le régime sucré à leurs malades. Probablement 11 devait y avoir dans l'expérience de M. Guinard des modifications du terrain organique dues à l'introduction à doses excessives d'un aliment auquel l'organisme animal n'était pas habitué.

On peut donc dire que la plupart des auteurs qui l'ont employé se trouvent bien de l'introduction du sucre sous

des formes diverses dans l'alimentation des tuberculeux.

Enfin, nous ne ferons que citer l'emploi du saccharose en

obstétrique et les nombreuses applications qu'on a faites

en thérapeutique des propriétés diurétiques du sucre. Ces questions sortent du cadre de notre sujet.

Cependant, nous n'aurons garde d'oublier les services que | __ peut rendre la suralimentation sucrée au cours de certaines affections gastriques, à l'encontre des idées professtes par certains auteurs. Au cours de l'ulcère de l'estomac, du cancer, dans les cas en un mot où des vomissements incessants ne fpermettent plus l'introduction d'aucun aliment solide, l'addition de fortes quantités de sucre dans de l’eau ou du lait, et surtout dans des lavements nutritifs, permettra de lutter contre les phénomènes de dénutrition

active qui se produiront.

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