‹ Considérations sur la suralimentation par le sucreChapitre 30 sur 33 · CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS

Les contre-indications de la suralimentation sucrée sont peu nombreuses et les inconvénients qu'on lui a attribués sont très minimes.

On lui a reproché d'altérer les dents par suite de la formation à ses dépens d'un peu d'acide lactique qui attaquerait l'émail. Le Docteur Th. Jaensh, à la suite d'expériences, s'est élevé contre cette affirmation

Certains thérapeutes ne veulent pas conseiller ce régime par crainte de voir se produire des troubles digestifs dus à la fermentation du sucre. Or Monsieur Drouineau a rassemblé cinq cents observations d'individus qui ont obsorbé, pendant un laps de temps de quinze jours à trois mois, des quantités de sucre variant entre 40 et 300 grammes par jour, et, il a fait constater que dans deux cas seulement étaient survenus de légers troubles gastro-

intestinaux.

Vaughan Harley qui s’est lui aussi livré à une longue

nee

enquête à ce sujet, ne les a rencontrés que chez des gens prenant quotidiennement de une à deux livres anglaises de sucre.

Jamais, dans le service du Docteur Toulouse, où l'on a pu observer des séries de malades à ce régime, on n'a vu survenir de malaises se traduisant par des douleurs stomacales, de l'inappetence, des vomissements.

D'ailleurs, au cas où ils se produiraient, on n'aurait qu'à cesser le traitement pendant quelques jours pour le reprendre ensuite.

Le régime sucré a plutôt tendance à déterminer de la constipation ; mais quelques lavements ont facilement raison de cet inconvénient.

Quant à l’objection tirée du dégoût des malades pour le sucre, nous ne l'avons jamais observée. Les malades de l'asile le prennent très facilement et même avec plaisir bien qu'il soit difficile, dans les services hospitaliers, de varier, dans de grandes mesures, la forme d'administration.

La crainte formulée par quelques médecins d'une prédisposition à la tuberculose chez ces malades, par analogie avec les faits observés chez les diabétiques, ne paraît que purement théorique et nullement fondée.

On a encore objecté au sucre d'élever la température, d'augmenter le nombre des pulsations et des mouvements respiratoires, et d'accentuer la soif. Les expériences tentées dans j'armée ont montré au contraire, une atténuation de la sensation de soif, une diminution des pulsations devenues en même temps plus fortes et un ralentissement des

mouvements respiratoires. Nous n'avons jamais constaté

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