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SIÈGE des LÉSIONS
Tête . . . .
Vertèbres. .
Clavicule . .
Epaule . . .
Huflie'rus et bras . .
Coude. . . .
Avant-bras .
Main et poignet . .
Doigt. . . .
Tliorax et sternum .
Côtes ....
Lombes et lanehe . .
Abdomen . .
Bassin . . .
Fémur et cuisse. . .
Genou . . .
Tibia et jambe Tibio-tarsienne pied .
Orteils . . .
1 Total. . . .
Poarcentage . .
tissent en déchirures ligamenteuses (6), tendineuses (12), musculaires (17) ; observées surtout au bras (b), à la région lombaire, au genou (6) ; à la cuisse (5), etc.
G” Les luxations (18) ont été observées 11 fois au coude ; 6 fois à l’épaule ; à noter en outre un cas de subluxation sternale de la sixième côte.
7“ Les divers sont représentés par 13, accidents dont quelques-uns (section d’une phalangette par fil de fer, section de l’index par verre à bouteille) (1), bien que figurant dans la statistique, ne sauraient être imputés à la gymnastique.
Si nous rccliorchons maint(Miant quels sont les appareils ('t les exercices de gymnastique qui ont été le jdus souvent l’occasion d’aceideuts, nous obtenons sur reusemble d(\s 382 accidents, dont l’étiologie nous est connue, les résultats suivants :
Lutte suisse.
8G accidents
Barre fixe (reck).
Lutte libre.
Barres parallèles.
Cheval,
.Sauts,
Pyramides,
Lever de pierres.
.Jet de pierre,
Excursions,
Préliminaire libre,
Anneaux,
Total,
(1) Sabatier. Statisliiiuc XX® Fêle l'étlérale, loe. eit.
Nous possédons maintenant tons les éléments nécessaires à rétnde du mécanisme suivant lequel se produisent c(‘S tranmatismes ; nous i-echercherons la raison de la prédominaïua' de ces accidents à tel on tel appareil ; chemin faisant nous expliquerons le mécanisme de qnehpies typ(\s d’accidents, caractéristiques d(‘ chaque genre d’exercice ; nous terminerons en montrant les facteurs accessoires qui concourent à leur production.
Nous ferons auparavant remarquer que notre statistique se ressent beaucoup de rinfluence de l’origine étrangère des documents qui sont entrés dans sa constitution. C’est ainsi que la lutte, très en honneur en Suisse, et dans laquelle excellent surtout les Emmenthalois et les Oberlandais, fournit un fort contingent d’accidents, alors que les traumatismes imputables aux anneaux et au trapèze, très peu employés par nos voisins, sont excessivement rares. Ce serait plutôt le contraire en France. Cette réserve faite, nous allons passer en revue les divers exercices gymnastiques.
La Lutte. — Les luttes, la lutte libre (Ringen), dans laquelle les adversaires s’enlacent comme ils peuvent, et la lutte suisse (Sclnohigen), pratiquée avec une culotte ou caleçon, dont la ceinture et les retroussis de jambe constituent une prise solide, entrent pour les deux cinq^dhnes dans le total des traumatismes relevés. Les accidents de lutte sont intimement liés aux prises dangereuses et aux chutes sur le sol.
Quelques tours sont particulièrement dangereux :
1° Le croc-en-jambe gauche intérieur (dans lequel le pied gauche d’un des lutteurs vient entourer de dedans en dehors à la façon d’un tire-bouchon, le pied de nom contraire de
radversaii*e) est roccasion, lorsque cet adversaire résiste, d’entorse du pied, du genou ou de fracture malléolaire. Le C7'oc-en-}ambe extêriem' àonwQWaw aux mêmes considérations.
2° Le tour par le bras consistant à s’efforcer de retourner son adversaire sur le dos, en appuyant l’épaule contre l’épaule de nom contraire et en tirant le bras correspondant, est éminemment favorable à la production d’une luxation de cette articulation ; ce tour étant mal exécuté, il peut arriver que l’un des lutteurs passe le bras de son adversaire par-dessus sa propre épaule et tire à lui ; l’humérus étant ainsi transformé en levier, la fracture de cet os pourra survenir au même titre que la luxation,
3® Il arrive quelquefois aussi que l’un des lutteurs, pour éviter d’être mis sur le dos, prenne appui sur le sol avec une main ; si l’action de l’autre continue, une fracture de l'humérus ou une luxation de l’épaule en seront encore la conséquence.
4° Quelquefois aussi, à la suite du tournoiement, et pour la même raison de tactique, le « tournoyé » essaie de se retourner en l’air pour tomber sur les mains : la fracture de l’extrémité inférieure du radius ou l’entorse radio-carpienne s’observeront alors. Mais la majorité des accidents de lutte sont dus aux chutes inévitables qui accompagnent le plus souvent la défaite des vaincus ; leur violence est parfois extrême : c’est ainsi qu’à côté de nombreuses contusions ou blessures du genou, du coude, de l’épaule, nous avons dans nos observations un cas de fracture de cotes par enfoncement opéré par le coude de l’adversaire tombé lui aussi.
Malgré ces inconvénients, la lutte est un exercice excellent qui développe les poumons autant que la force et l’agilité ; quelles que courtoises que soient ces luttes, il s’y mêle parfois un peu de brutalité qui est bien pour quelque chose dans la difficulté de l’acclimatement de cet exercice chez nous.
Reck (barre fixe). — Les accidents occasionnés par le reck entrent pour un cinquième dans le total. A part les lésions dues aux exercices de force (ruptures musculaires du biceps et du pectoral), ils sont en rapport avec les exercices d’élan ou les sauts par-dessus la barre. Ceux-ci, qu’ils soient simples (saut de flanc, saut à l'écart) ou précédés d’un équilibre (saut de hlavette), ce qui les rend plus dangereux, sont l’occasion par chute sur la paume de la main, de fractures du radius, par le mécanisme habituel ; quelques entorses du pied en peuvent être la conséquence.
h’ Equilibre (hoch-stand) au reck ne nous paraît pas à recommander ; la chute en parade d’équilibre qui en est souvent la conséquence, et que l’on recherche quelquefois volontairement, nous paraît d’autant plus dangereuse qu’elle est involontaire. Le gymnaste tombe alors sur les talons, et la commotion cérébrale est à craindre.
Mais le danger du reck réside surtout dans les exercices de grand élan, le grand soleil, par exemple, que quelques gymnastes ont la déplorable habitude de terminer par un saut périlleux. L’impulsion acquise par le corps entièrement déployé, tournant au tour de la barre fixe est telle, qu’elle sollicite les mains à lâcher la barre ; pour peu qu’une hyperhy- . drose favorise le glissement, une chute terrible en est la conséquence. Elle survient de préférence lorsque le corps redescend dans son mouvement d’arrière en avant, les mains s’entr’ouvrant alors naturellement sous l’effet de la traction excentrique de la masse du corps ; le gymnaste est alors projeté en avant, presque horizontalement et tombe sur les régions dorsale et lombaire. Si les mains lâchent la barre un peu plus tard, avant toutefois que le corps ne soit de nouveau audessus de la barre en position d’équilibre, un saut périlleux forcé est exécuté ; le traumatisme porte alors sur les vertèbres cervicales ; la fracture de la colonne vertébrale en ré-
Perrin
suite généralement. C'est ainsi, la plupart du temps que surviennent, à notre connaissance tout au moins, les quelques rares accidents mortels occasionnés par la gymnastique ; mais on les com])te ; nous en avons observé un il y a sept ou huit ans (1888), il en est arrivé un en Suisse l’année dernière, un à Saint-Ktienne en 189G.
Barres parai. lèles. — Le contingent des traumatismes fournis par cet appareil est de 49, environ le dizième du total. Ils consistent surtout en chocs et heurts des jambes contre les barres, toutes les fois que dans ses divers déplacements dans le sens de l’appareil, le membre inférieur ne lui reste pas exactement parallèle. Les exercices d’équilibre (vertex en bas, pieds en haut), ne présentent pas les mêmes dangers qu’au reck, le corps tombant naturellement à l’appui sur les épaules : si le choc est trop intense, la fracture directe de la clavicule pourra en résulter ; nous en avons un cas.
Les lésions les plus fréquemment observées à cet appareil sont les entorses du poignet et des doigts qui surviennent lorsqu’une des mains manque la barre dans le déplacement des mains en avant ou en arrière, qu’il soit simple, ou précédé d’un rouleau.
Les soi'ties savantes, c’est à dire l’exercice qui termine le tour ont été l’occasion de fractures du radius.
Cheval (madrier de bois capitonné monté sur quatre pieds et pourvu sur sa face supérieure de deux poignées ou arçons en bois ou en fer, démontables).
Les accidents, imputables à cet appareil constituent exactement le dixième du total et consistent surtout en contusions et plaies contuses du genou et de la jambe.
Comme aux barres parallèles et par le même mécanisme ; on observe quelques entorses au poignet et un certain nombre d’entorses des doigts, du pouce en particulier (neuf cas dans
nos observations). A signaler enfin la possibilité de contusion abdominale et pubienne par choc contre l’une des extrémités du cheval, sauté eu longueur, les arçons enlevés (un cas).
Sauts. — Les accidents au nombre de vingt-huit représentent le treizième du total. Le saut de pied ferme est rarement l’occasion d’accidents, sauf parfois d’un effort à la région lombaire (4 cas) ; s’il est trop fort, il détermine parfois la rupture du tendon d’Achille, mais nous n’en avons pas observé. Le saut avec élan en hauteur et en longueur, est précédé d’une course et comporte un appel sur une planche ou tremplin (plan incliné). 11 pourra donc arriver que le gymnaste, ayant mal calculé les distances, « manque son appel », c’est-à-dire pose le pied sur l’extrémité antérieure du tremplin qui est généralement élevé de 10 centimètres au-dessus du sol. Il pourra lui arriver de même, ce saut une fois exécuté ou l’obstacle franchi, de faire sur les pieds une chute défectueuse ; cela arrive surtout lorsque, le saut étant fort, le gymnaste a été obligé de rompre la position d’équilibre de son cor|Js pendant la voltige. Aussi, à part quelques fractures malléolaires par adduction, les entorses sont-elles à peu près les seules lésions occasionnées par cet exercice, qu’il nous ait été donné d’observer.
Le saut à la perche (en hauteur) peut déterminer des chutes sur la région lombaire, si le gymnaste n’implante pas assez la perche dans le sol, et qu’elle dérape, ou des fractures du radius ou de la jambe au moment de la chute.
Lk i.kver de piEitKE (Steinheben), l’équivalent en Suisse do notre exercice des haltères a occasionné dans quelques cas des déchirures fibrillaires musculaires dans la région lombaire et au triceps brachial. Contrairement à l’opinion populaire, aucune hernie n’a été le résultat de ces manoeuvres de force. Cela n’est pas surprenant, les viscères abdomi-
naux étant solidement maintenus par les muscles de l’abdomen, très développés chez les gymnastes.
Le jet de pierre (steinstossen), qui rappelle l’exercice des Discoboles antique, et qui est très en honneur en Suisse, en Allemagne et dans le Nord et l’Est de la France est l’occasion de fréquentes fractures de la clavicule par contraction musculaire. Sauf une, due à un choc direct sur les barres parallèles^ les dix fractures de clavicule de notre statistique relèvent de ce mécanisme. Une entorse du genou droit avec hydarthrose qui nous a été signalée comme survenue à un gymnaste qui lançait la pierre est jirobablement due à une chute sur le genou, le corps ayant suivi l’impulsion communiquée à la pierre, ou à la chute de celle-ci sur le genou.
Le Préliminaire libre (Freiubung-Stab) n’est exceptionnellement l’occasion d’accidents (3) que lorsque le gymnaste a eu la malencontreuse idée de terminer son exercice par un saut périlleux de pied ferme ou par un saut combiné avec demi-tour ou tour entier, à l’occasion duquel il s’est fait une entorse.
Appareils mobiles. — Anneaux. — Trapèze, — Notre statistique ne comporte que trois accidents occasionnés par le travail aux anneaux, dont deux en France et un en Suisse. Cela ne veut pas dire que cet appareil n’est pas dangereux, mais tout simplement qu’il est peu utilisé. Quant au trapèze, ce « bouc émissaire » de tous les adversaires de la gymnastique, il se trouve qu’il n’est l’auteur de méfaits que dans l’esprit de ses détracteurs. La chose n’est pas surprenante ; cet appareil, grâce sans doute aux attaques dont il a été l’objet, a bien perdu de sa vogue d’autrefois.
De ce qui précède il résulte, c’était facile à prévoir, que les traumatismes ont porté surtout sur les extré-
mités, supérieure et inférieure (poignet et main, tibiotarsienne et pied) dans la proportion du tiers des accidents observés. Les traumatismes les plus variés, légers pour la plupart, ont été rencontrés avec prédominance marquées pour les entorses.
Les fractures se sont présentées avec leurs types habituels de fracture directe, indirecte, par contraction musculaire. Un accident très rare, la fracture du sternum, figure dans notre tableau; nous regrettons de n’en pas connaître le mécanisme. Deux luxations du coude en arrière et bon nombre d’accidents, figurant dans la statistique, ne relèvent pas de la gymnastique. Les deux luxations du coude sont survenues chez des gymnastes voulant sauter une barrière sur laquelle ils s’appuyaient et dont de mauvais plaisants, dans les deux cas, ont saisi les jambes à leur passage au-dessus de la barrière ; dans l’un des cas la luxation s’est produite par chute en avant, le bras étendu, la paume de la main portant sur le sol. Enfin il nous paraît utile de faire ressortir que sw' ces ^S8 traumatismes, il ri y a aucun accident mortel.
L’influence du genre d’exercice sur la production des divers accidents est suffisamment établie. Si maintenant nous recherchons l’influence des facteurs accessoires, nous verrons que les uns sont indépendants du gymnaste, alors que d’autres relèvent exclusivement de sa manière d’être.
1® La construction défectueuse des appareils dont quelques-uns sont disproportionnés à la taille des individus, dont quelques autres se brisent, rarement il est vrai au cours de l’exercice, peut être incriminée
dans nn cortain noinbro d(’ circonstances. Le travail collectif dans lerjiK'l le g’yninaste fait partie d’iin tout, est également dans c('rtains cas l’occasion d’accidents indépendants d(‘ sa volonté.
2“ Mais les factenrs dépendant dn gymnaste Iniméme sont de beanconp les ])lns impoi-tants. La témérité qui le pousse à ('xécnter nn rnonvement dispi'Oportionné à ses forces; le penchant à V acrobatie l’entraîne dans le domaine des exei'cices péi'illenx ; la coordination défecUieuse des moiiuements, le défaut d'appréciation de distances, causes dn pins grand nondjre des luxations et d(cs entorses, voilà quelles sont, pour nous, les causes les pins fréquentes des accidents de gymnasti(|ne. Chose cnriense, contrairement à ce qui se passe ])onr les spoiàs, dont l’apprentissage surtout est fécond (m incidents et (mi accidents, la gymnastique ne devient dangei'ense que pour ceux qui, confiants dans leur foi'ce, abandonnent les exercices rationnels et ventent tout oser.
Les accidents de gymnasticpie relèvent donc presciue toujours d\i gymnaste, et sont le plus souvent évitables.
Il n’en saurait être d(' même des traumatismes occasionnés par les sports.
Sans pai'ler des lésions ])érinéal('s vai‘ié{‘S, dues à l’nsage de la bicyclette, ci sur lesqnelb' le D"Aldlmy(') a attiré particnlièrcMiKnit l’attention, nombreuses sont les occasions d(' cbntes d(’ cause extéiâeni'e otfei'tes anx cyclist('S. Il s('rait pnéi'il de b's i‘app(d('r. B(‘anconp savent, dn n'Ste, par ('xpéi-i('iic(', (pi’elles sont d’an-
(1) Aldliuy. F-c l’érinôe et la Bicyclette. ïlièse de Lyon, 1890.
tant plus torril)los et fécoudos on traumatismes variés que la vitesse aequise est plus grande. La bieyclette grise le eoureiu*, la vit('sse sollicitant la vitesse; c’est en cela surtout qu’elle est daiigcreus(\ Le danger de la bicyclette est si réel en comparaison de celui que fait courir la gymnastique, que les Compagnie d’assurances sur la vie exigent des surprimes de leurs assurés, en cas de pratique du cyclisme, alors qu’elles n’en exigent pas pour les gymnastes.
Les accidents que', nous avons rapportes dans la partie statistique de ce chapitre, sont presque tous consé utits à un coiqi de pied de cbeval et la responsabilité dn ca,vali(‘r vis-à-vis de lui-méme, dans la production d(^ C('S accidents, ne saurait être mise en cause. Du reste, avec, un animal, aussi prompt que l’est le cbeval aux déterminations soudaines et irraisonnées, le mcillenr cavalier ne peut répondre de rien.
Le foot-ball, ce « jeu de goujats », ainsi que l’appelle M. Philippe Daryl, un passionné pourtant des exercices violents, le foot-ball surtout offre à ses adeptes des chances nombreuses d’accidents. Ceux qui arrivent par leur faute sont de beaucoup les moins sérieux et les plus rares. Mais par sa présence au sein d’une collectivité, le joueur de foot-ball cesse de relever entièrement de lui-même; il reste exposé à tous les traumatismes que pourront lui faire subir ses camarades de jeu : coups de pieds sur les jambes, dans le bas ventre, à l’épigastre, sur la colonne vertébrale, sur la figure, sc ti-aduisant par le nombre considérable des jambes cassées, des contusions abdominales.
des rachis brisés, des mâchoires fracassées, etc., etc., observées ces dernières années.
Pour peu qu’il n’ait pas de chance, il sera une des
quinze ou vingt victimes que fait annuellement, depuis
plusieurs années, ce sport brutal d’outre-Manche.
Rien n’y fera, pas même le rembourrage des bottes
aux chevilles et sur le tibia auquel recourent tous
les players et qui prouve assez qu’il y a souvent
occasion de blessures ou de touches douloureuses
entre joueurs.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur les traumatismes occasionnés par les sports. Cela nous entraînerait trop loin. Ce que nous en avons dit, suffira, nous l’espérons, à montrer que les accidents qu’ils occasionnent relèvent la plupart du temps de causes étrangères à celui qui en est victime; ils sont inhérents à la nature des sports. Comme tels ils sont difficiles à éviter, plus difficiles en tous cas que ceux de la gymnastique qui relèvent presque toujours du sujet.
Du reste, point n’est besoin de recourir aux formes systématisées, si l’on veut même, artificielles, de l’exercice, pour encourir des chances d’accidents. Les jeux les plus anodins en apparence en sont quelquefois l’occasion. Rozier-Lacardonnière (1), en recherchant les accidents dont les simples jeux des enfants pouvaient être le point de départ, a rencontré toutes les lésions que nous avons observées chez les gymnastes et les sportifs. C’est tout dire.
Malgré le tableau peu rassurant que nous avons
(1) Rozier-Lacardonnière, Th. Paris 1829,
fait de « l’accideiitalité » dans la gymnastique et les sports, nous n’avons point voulu jeter sur ces formes de l’exercice physique un discrédit immérité. Tout au plus avons-nous essayé de faire ressortir que la gymnastique n’occasiounait pas plus d’accidents que les sports. Nous en avons montré les dangers, nous proposant de chercher ensuite à les combattre.
Pour les âmes vaillantes, du reste, la perspective des dangers possibles est un attrait de plus. Les exercices physiques d’aujourd’hui sont une préparation aux dangers de demain. Il est bon de ne pas les craindre : l’essentiel est de prendre garde que l’imprudence identifiant tout, il n’y a qu’un pas des exercices dangereux à ceux qui ne le sont point.