‹ Considérations sur la valeur globulaire dans les cardiopathiesChapitre 3 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans le numéro du 8 mai 1892 du Bulletin médical, le docteur Vaquez publiait un article sur une forme spéciale de cyanose s’accompagnant d’hyperglobulie excessive et permanente, où il s’étonnait que les recherches poursuivies dans ces dernières années sur les modifications du sang dans les maladies, aient porté presque exclusivement sur les altérations globulaires, les changements d'aspect des éléments figurés, la constitution du sérum, etc. On a noté, continuait-il, les différentes conditions capables de provoquer la diminution du nombre des globules rouges, ou l’augmentation des globules blancs, mais c’est à peine si l’on a signalé la possibilité de Phyperglobulie’.

C’est à l’occasion de cet article et de certains faits per-

1 Vaquez. Bul. méd. n° 38, 1892.

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sonnels qui l'avaient frappé, que M. le professeur Teissier eut l’idée de nous faire chercher chez les différents car diaques que nous avions l’occasion de rencontrer dans les services hospitaliers, quel était l’état du sang au point de vue du nombre des globules rouges.

Quelques auteurs, déjà, avaient remarqué que dans certaines maladies du cœur, ou dans les différents stades d’une mème affection, on rencontrait une augmentation, quelquefois considérable des globules rouges, mais cette question était restée assez dans l’oubli et, dans la littérature médicale on trouve peu de chose qui s’y rattache de près.

Cependant ce travail, que différentes circonstances nous ont obligé de faire un peu hâtivement, n’aura pas la prétention de faire œuvre nouvelle, et s’il doit avoir quelque

mérite, ce ne sera guère que celui d’avoir rappelé l’atten-

tion sur une question devant être étudiée plus longue-.

ment.

Apres avoir rappelé dans uu premier chapitre les dif férents moyens de numération globulaire et décrit celui dont nous nous sommes servi, nous donnerons au chapitre Il, la suite de nos observations. Enfin, dans un troisième chapitre, nous chercherons à nous rendre compte des enseignements fournis par nos observations et nous

essayerons d’en tirer quelques conclusions.

Que notre vénéré maître, M. le professeur Teissier,

veuille bien nous permettre, avant de commencer ce tra -

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vail qu’il nous à inspiré, de lui dire comment nous sentons toute la reconnaissance que nous lui devons et combien nous perdons en quittant ses leçons si paternelles et si pleines d’enseignements.

Nous le remercions bien sincèrement des marques d'amitié qu'il n’a cessé de nous prodiguer pendant le temps trop court que nous avons passé avec lui, et de l'honneur qu’il nous fait d’accepter la présidence de notre thèse, surtout au milieu des préoccupations et des soins qui lui sont si chers.

Nous nous souviendrons toujours que c’est lui qui nous aida dans les commencements si ardus de la carrière médicale, et nous serons toujours fier de nous dire son élève.

Que nos anciens maîtres de la Faculté de Nancy reçoivent aussi le témoignage de notre affection, et qu'en particulier M. le professeur Gross veuille bien nous permetire de lui assurer toute notre reconnaissance pour l'intérêt qu’il n’a cessé de nous porter, lorsque nous avions l'honneur d’être son externe.

Nous remercions aussi bien sincèrement M. le professeur Bondet de l’amabilité avec laquelle il nous autorisa à prendre des observations dans son service, ainsi que M. le D' Frenkel pour les preuves d'amitié qu’il nous a toujours témoignées.

Enfin, merci à nos camarades Mathieu et Coullaud,

pour l’empressement avec lequel ils se sont mis à notre

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disposition, l’un en travaillant avec nous à l’hôpital, l’autre

en nous aidant si obligeamment par ses connaissances en langues étrangères.

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