‹ Considérations sur le Chlorhydrate de Choline: Étude ExpérimentaleChapitre 14 sur 19 · ER · texte numérisé non relu

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contact soit intime entre les liquides, et c’est d’ailleurs ce qui impose l'emploi des vases d'Erlenmeyer. Dans un récipient étroit, le mélange des liquides se ferait mal et il se produirait des stratifications des liquides de densité différente.

c) Le ballon est ensuite placé soit à la température de la chambre pendant vingt-quatre heures, soit à l'étuve, entre 37 et 39 degrés, pendant une heure.

d) À la fin de cette digestion, on ajoute au mélange 60 EC. d'alcool à 95 degrés, une ou deux gouttes de la solution de phénolphtaléine et on agite vigoureusement. L'addition d’alcool à pour but d'empêcher les phénomènes de dissociation pendant la neutralisation.

En eîfet, en présence d’une solution aqueuse comme est la soude décinormale, les savons sont, à partir d’un certain taux, dissociés en soude et acides gras, si bien que, à ce moment, la phtaléine, qui sert d’indicateur, vire au rouge, bien que les acides gras ne soient pas encore entièrement neutralisés. En présence d'alcool, au contraire, la dissociation n’a pas lieu, et c’est seulement après neutralisation complète des acides gras, qu'une goutte supplémentaire de soude décinormale détermine le virage caractéristique. L'alcool, en empêchant les phénomènes de dissociation, supprime donc une grave cause d'erreur.

e) Dans un dernier temps, on fait la mesure de l’acidité du liquide de digestion ainsi préparé. A l’aide de la burette de Mohr, la soude décinormale est ajoutée, au début par petits jets, puis par gouttes dès que persiste un peu la couleur rose qui apparaît dans le mélange au moment du contact avec la soude. Il faut naturellement remuer le vase après chaque addition et ne considérer le dosage terminé qu'au moment où, après une agitation énergique, la couleur rose pâle persiste. On fait alors la lecture de la soude employée. Avant de terminer, il est bon d'ajouter de nouveau, et à titre de contrôle, quelques gouttes de soude décinormale. Si à ce moment la couleur devient franchement rose et persiste après agitation, on est en droit de conclure que le dosage avait été fait en milieu exactement neutre.

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On exprime le pouvoir lipasique par le nombre total de centicubes de soude décinormale qu'il a été nécessaire d’ajouter pour saturer l'acidité du liquide de digestion artificielle. Ce pouvoir lipasique, mesuré par la méthode de Bondi, avec la stricte observation des règles que nous avons posées 2 ce. de suc duodénal frais, 10 cc. d'huile d’olive et une heure de digestion à 37 degrés, a donné, sur un total important d'examens, des chiffres oscillant entre 50 et 60 unités.

MM. Chiray et J. Lebon ont apporté une précision nouvelle à la technique de Bondi, relativement à l'emploi de l'alcool ci-dessus indiqué.

Ils ont, en eflet, constaté que, lorsqu'on dépasse 30 cc. de soude décinormale pour la neutralisation du liquide de digestion artificielle, la quantité d'alcool indiquée par Bondi ne suffit pas à empêcher complètement les phénomènes de dissociation, En effet, si la neutralisation semblant obtenue, on ajoute quelques centicubes d'alcool dans le mélange, on voit, après agitation, la couleur rose disparaître, et il faut à nouveau une certaine quantité de soude décinormale pour obtenir la neutralisation définitive. Pratiquement, il est facile de savoir si l'indicateur de neutralisation ne donne pas une indication prématurée de l’alcalinité, par suite de la dissociation

des savons alcalins formés. En effet, il semble que ces savons, :

partiellement dissociés dans la solution hydro-alcooliques, donnent lieu, après agitation du mélange, à la formation d’une mousse persistante très différente des bulles passagères qui se produisent en d’autres conditions. On ne tiendra donc pas compte de l'apparition de la couleur rose quand elle s’accompagnera d’une mousse persistante. Il faudra seulement ajouter à nouveau de l’alcool, qui fera disparaître cette’ teinte rose, et continuer à laisser tomber les gouttes de soude décinormale jusqu’à nouvelle coloration, sans mousse persistante.

OBSERVATION 1 (Très résumée).

L... (M), 49 ans, plombier (salle 14, lit 24, service de M. le

Professeur J. Carles), entre à l'hôpital pour bacillose pulmonaire. Poids à l’entrée, le 13 octobre 1931 : 53 kilos.

Se NO 2 ee

Le malade est amaigri, asthénique, n’a pas d’appétit.

Le 18 octobre 1931, on pratique un tubage duodénal suivant la technique précédemment indiquée.

Le dosage du suc duodénal ainsi recueilli donne une valeur égale à 39 unités (moyenne de 3 dosages ellectués sur le suc recueilli de 10 en 10 minutes) d’après la méthode de Bondi.

Le 19 octobre, on commence un traitement au chlorhydrate de cholirie. |

Le 27 octobre, son poids est de 53 kg. 600.

Du 7 novembre au 16 novembre, repos.

Reprise du traitement le 17 novembre.

Poids le 24 novembre : 54 kg. 800.

Le 25 novembre, tubage duodénal. Dosage du suce duodénal 45 unités (moyenne de 3 dosages effectués sur le suc recueilli de 10 en 10 minutes.)

Le malade se sent moins fatigué, dort beaucoup mieux, mange d’un bon appétit.

Amélioration légère.

OBSERVATION II (Très résumée).

J... (D.), 43 ans (salle 14, lit 31, service de M. le Professeur J. Carles), chauffeur en cuivre, entre le 13 octobre à l'hôpital pour

bacillose pulmonaire.

Le malade est asthénique, a maigri considérablement depuis quel-

. ques mois, n’a plus d’appétit.

Poids le 13 octobre : 49 kilos.

Le 20 octobre, tubage duodénal.

Dosage du suc duodénal : 47 unités.

On commence le 21 octobre un traitement au chlorhydrate de

choline. :

Poids le 29 octobre : 51 kg. 300.

Poids le 10 novembre : 53 kg. 600.

Cessation du traitement pendant dix jours.

Reprise du traitement le 22 novembre.

Poids le 24 novembre : 55 kg 600,

ND

Le 25 novembre, tubage duodénal; dosage du suc duodénal :

67 unités.

Amélioration nette, appétit retrouvé; forces revenues.

Dans ces deux observations, on a donc pu noter qu'à la suite du traitement cholinique la sécrétion externe de la glande pancréatique s’est trouvée modifiée, en harmonie parfaite d’ailleurs avec l’état général des sujets étudiés. L’observation [ montre, en effet, qu'à une légère augmentation de la fonction pancréatique correspond une amélioration légère, traduite surtout par l'augmentation du poids du malade.

L'observation Il montre qu'à une importante augmentation de la valeur de la sécrétion pancréatique correspond une augmentation notable du poids.

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