INTRODUCTION
Dans toute une série de publications, MM. Jacques Carles, professeur à la Faculté dé médecine de Bordeaux, et François Leuret, médecin des Hôpitaux de Bordeaux, ont attiré l’attention sur l'intérêt que pouvait présenter, au point de vue thérapeutique, l’utilisation du chlorhydrate de choline. Ce médicament, bien souvent déjà essayé par de nombreux auteurs, surtout étrangers, avait été délaissé en raison d'incidents dus surtout, selon toute vraisemblance, à des impuretés. Après huit ans de recul, dont quatre d’expérimentations pharmacologiques sur l’animal et quatre d'étude clinique, ces auteurs ont cru pouvoir préconiser l'emploi du chlorhydrate de choline à titre de médication générale.
Dans diverses formes de tuberculose humaine, ces mêmes auteurs ont obtenu des résultats qui leur ont apparu dès le début et qui leur paraissent encore encourageants.
SRI 7 2
Parallèlement à leurs recherches, d'importants travaux étaient poursuivis à l'étranger sur les diverses actions thérapeutiques possibles de la choline; en particulier, un travail magistral du Professeur J. Pal et de son assistant Kessler, de Vienne, relatant l'action particulièrement favorable de la choline sur la régénération des globules sanguins et aboutissant à des résultats très remarquables dans le traitement des anémies.
Sensiblement à la même époque, E. Rosenberg, de P'Université de Cleveland (Ohio), et L. Jarno (de Budapest) publiaient un travail sur le traitement de l’ulcus gastro-duodénal basé sur l’augmentation du cholestérol sanguin. Tous ces travaux, qui se sont ignorés les uns les autres au moment de leur publication, convergent tous vers le même point doctrinal, à savoir : l’action favorable à divers titres de la choline dans l'organisme.
Si nous Comparons, dans cet ensemble de travaux émanés de plusieurs auteurs de nationalité différente, les constatations respectives et les conclusions, il semble qu'un point essentiel se dégage et soit à retenir. ;
Dans toutes les améliorations nettes notées ou les guérisons, 11 paraît y avoir, d'une facon constante, une augmentation où un relèvement à la normale du taux de la cholestérine dans le sang, conséquence ou témoin de modifications endocriniennes probables.
À l'heure actuelle, les physiologistes font jouer un rôle important aux lipoïdes, et en particulier à la cholestérine, dans le jeu des fonctions vitales et les processus métaboliques. Les travaux sur l’origine de la cholestérine dans le corps humain, son métabolisme et son rôle physiologique, ne sont qu'en très petit nombre et leurs résultats bien incertains. On s’est surtout borné à étudier les oscillations du taux de la cholestérine dans le sang, parce qu’on ne sait point encore suivre ce lipoïde dans l'organisme, que l’on parte des matières ingérées ou de la bile sécrétée. Quant à son utilisation ef son sort dans l'organisme, ils sont encore mal élucidés.