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On trouve la cholestérine répondant à la formule C2*H‘0 où CH#O0H dans toute cellule vivante et dans tous les liquides de l’économie. Cela laisse présumer toute son importance, qui nous échappe, mais qui doit être: grande.
En particulier, L. Jarno a cherché à établir dans différentes maladies une relation entre l'hyperchlorhydrie et l'hypocholestérolémie d’une part, et l'hypochlorhydrie et l’hypercholestérolémie d'autre part.
Cette hypothèse demande à être vérifiée sur un grand nombre de cas. Les résultats sur ce point sont trop peu nombreux et trop souvent contradictoires pour faire encore du dosage de la cholestérolémie un facteur pathogénique de grande valeur. Il n'est, pour l'instant, qu'un procédé d'exploration clinique, susceptible d’être utile dans la pratique.
Toutefois, il se dégage de ces expériences l'idée que la cholestérine peut jouer ug rôle de premier ordre dans le processus pathologique des lésions ulcéreuses. Et la biochimie pourra y distinguer une direction pouvant conduire vers la solution de problèmes vitaux bien complexes et encore insolubles.
Ces questions de biologie relatives aux variations de l’acidité et de la cholestérolémie sont fort délicates. De multiples facteurs interviennent, et nous sommes loin d’avoir déter: miné et même pressenti toutes les inconnues. Le champ des investigations est encore vaste, et la précision fait surtout défaut. Ce qui retarde, en effet, les solutions s'imposant à tous, c’est la diversité des méthodes et, par suite, la différence des chiffres accusés, dépendant de la sensibilité du procédé, de 1° appréciation subjective de l’observateur et des conditions d'expériences mal définies. Pour ne citer qu'un exemple, M. L. Jarno prétend avoir constaté chez des malades tuberculeux, à lésions des sommets légères ou à demi graves, une augmentation du taux de la cholestérine (méthode de Suranyi et Korenyi) obtenue par l'administration buccale de cholestérine. Dans une récente communication à la Société de biologie de Bordeaux (2 décembre 1928), M. le Professeur
SÉAYRRE
E. Leuret et MM. Caussimon et Vitte ont porté la conclusion opposée suivante : Au cours de leurs recherches et avec les doses thérapeutiques habituelles, les auteurs n’ont pas constaté que des injections sous-cutanées et intramusculaires de solution de cholestérine aient fait varier le taux de la cholestérolémie (méthode colorimétrique de Grigaut).
Ceci dit en passant. Il y aurait, à notre avis, un intérêt réel à savoir s’il est possible de réaliser l'hypercholestérolémie chez le tuberculeux. À priori, pourquoi le sang, ce milieu intérieur qui assure à distance, dans l’économie, les associations fonctionnelles humorales, ne porterait-1l pas dans l'intimité des tissus, au sein des glandes endocrines et vers le sympathique, l’excès de cholestérine alimentaire sur le taux normal sanguin fixe à l’état de santé ?
Dans cette hypothèse, que nous nous permettons d'émettre, l’on aperçoit cependant, les troubles de l’hypocholestérolémie succédant à un apport insuffisant de cholestérine pour maintenir le taux normal sanguin et les avantages qui pourraient résulter pour les malades d’une médication susceptible de corriger cette déficience de la cholestérolémie.
Or, dans les travaux précédemment cités, il y a un deuxième point qu'il nous est permis d'établir : celui de la variation du taux de cholestérine en fonction du traitement par le chlorhydrate de choline, variation qui serait la conséquence ou le témoin de modifications endocriniennes plus ou moins obscures à l’heure actuelle, mais incontestablement soupçonnées déjà. On connaît, en effet, les recherches expérimentales de MM. J.-B. Abelous et L.-C. Soula, qui les ont conduit aux conclusions suivantes :
1° Le sérum des chiens normaux en digestion d’un repas gras S’enrichit in vitro en cholestérine, alors que la proportion des acides gras y diminue. Ce fait, appuyé sur ce que seul le sérum des animaux ayant ingéré des graisses présente une cholestérolémie accrue, permet de conclure que c’est-aux dépens des acides gras que se forme le supplément de cholestérine.