‹ Considérations Sur Le Diagnostic De L'Adénopathie Trachéo-Bronchique Tuberculeuse De L'Enfant en vue de la Cure en plein air et du PréventoriumChapitre 12 sur 18 · Des adénopathies décelables aux rayons NX · texte numérisé non relu

Des adénopathies décelables aux rayons NX

Avec des formes intermédiaires :

a) Adénopathies percutables et visibles à l'écran ;

b) Adénopathies auscultables et visibles à l'écran ;

c) Adénopathies auscultables, percutables et visibles à l'écran, ce tableau étant. de beaucoup moins fréquemment

observé.

Le dépistage des enfants.« préventoriables » porte done essentiellement sur la recherche des signes d’adénopathie prédécrits, adénopathies tuberculeuses vérifiées par la culi-réaction positive où Fun des autres procédés biolo-

giques, adénopathies non tuberculeuses, à culi-réaction

Re TES négative, secondaires à une maladie infectieuse, c'est-àdire rougeole, coqueluche, grippe, ou encore dues à une insuffisance alimentaire où à une carence alimentaire.

La syphilis tient une place importante parmi les maladies à retentissement ganglionnaire : les adénites syphilitiques, comme les manifestations cutanées ou osseuses de cette maladie, présentent souvent une telle analogie d'apparences avec les manifestations tuberculeuses, que les erreurs de diagnostic sont fréquentes ; il en est résulté, aussi, une tendance à mettre sur le compte d'une” association de ces deux infections, tuberculeuse et syphilitique, des lésions qui, en réalité, appartiennent en propre à l'une seule de ces deux causes, La serofule, dont les adénites sont de symptôme primordial, est en réalité presque toujours tuberculeuse, et parfois syphilitique ; mais le « scrofulate de vérole » de Ricord n'existe pas comme entité morbide ; et les scrofuleux dont l'état local s'améliore par le traitement spécifique sont en réalité des syphilitiques, Ceci ne veut pas dire que la tuberculose ne peut pas évoluer chez des hérédo-syphilitiques ; mais elle garde alors ses caractères essentiels et le traitement spécifique est sans action sur elle.

I est toutefois évident que, chez des shyphilitiques porteurs de lésions tuberculeuses, l'état général peut être amélioré par le traitement et que, par contre-coup, les lésions locales peuvent prendre une allure plus favorable.

Nous trouverons donc, parmi nos adénopathiques, un certain nombre de tuberculeux qui sont, en même temps, des hérédo-svphilitiques, chez qui le traitement spéci-

fique sera utilement complété par la cure de plein air.

oo

On trouvera aussi des syphilitiques, non entachés de tuberculose, chez qui l'état ganglionnaire et l'état général justifieront l'envoi en préventorium où il sera souvent

indiqué d'établir un traitement spécifique.

Mais à côté de ces adénopathiques, nous ne saurions passer sous silence toute une catégorie d'autres enfants, dont l'état général est précaire, et le développement incomplet, atteints d’une infection locale rhino-pharyngée, l’'adénoïdite.

Il faut faire à ces adénoïdites une place importante dans la pathologie des grandes villes. Leur développement semble bien, en effet, intimement lié à cette notion de grandes agglomérations surpeuplées et encombrées. Leur fréquence augmente sensiblement avec le degré de densité des poussières urbaines et avec l'intensité plus grande de la circulation. Ces affections n'occupent sans doute pas, dans les traités classiques, la place qu'elles ont prise dans la pathologie infantile; elles constituent cependant, pensons-nous, une entité morbide importante par ses conséquences immédiates : infections de l'oreille, des sinus (plus rare), déglutition de muco-pus, infections intestinales, retentissement ganglionnaire, enfin retentissement marqué et des plus fâcheux de l'état général, avec amaigrissement el anémie.

On peut, en définitive, leur reconnaître un double effet pathologique :

a) Elles jouent un rôle mécanique en rétrécissant les

ps 99 ee

voies respiratoires supérieures et en créant des insuffisances respiratoires.

b) Elles ont aussi un rôle infectant par leur muco-pus, à proximité ou à distance.

Si nous insistons pareillement sur ces faits, c’est que les adénoïtes chroniques arrivent à provoquer chez l'enfant des troubles généraux et locaux qui ressemblent singulièrement à ceux de l’adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse.

Il faut toujours y penser et elles ont, dans le sujet qui nous occupe, une importance capitale, car l'enfant envové au préventorium ne tirera profit de sa cure d'air qu'à la seule condition d'être débarrassé au préalable de ces obstacles naso-pharyngés, d'où l'indication formelle de faire examiner à ce point de vue, et opérer s'il y a

lieu, tout enfant candidat au préventorium.

Page 1