‹ Considérations sur le Diagnostic et le Traitement des recto-colites hémorragiques et purulentesChapitre 22 sur 24 · ARE · texte numérisé non relu

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institué qui amène rapidement la sédation des hémorragies, la disparition des phénomènes douloureux et l’amélioration de l’état général.

A côté du novarsénobenzol il est un nouveau traitement auquel on doit avoir recours dans les cas rebelles, c'est le yatren, qui contient une forte proportion d’iode (28 %). On le donnera davantage par ingestion que par lavements. Souvent son action paraît inefficace, mais les auteurs allemands ont montré qu'il fallait le manier à doses subtoxiques et que souvent l’amélioration des recto-colites n’apparaissait qu'à la suite d'une véritable diarrhée yatré-

nique.

E) Traitements divers.

Chez des malades anémiés présentant des hémorragies continues, la transfusion a parfois une utile action adjuvante, que l’on mette en œuvre : tantôt la transfusion massive, tantôt les injections de petites quantités de sang dans le tissu cellulaire sous-cutané, tantôt l’autohémothérapie.

Récemment nous avons vu deux cas dans lesquels les injections de sérum skérique firent merveille contre les hémorragies incessantes que présentaient les malades; et nous pensons que d’une façon systématique contre ces hémorragiques rebelles et graves par leur répétition le sérum sérique est particulièrement indiqué.

Certains auteurs ont préconisé le sérum anti-

en Des

baciilaire en injections intra-veineuses à haute dose, pensant que la plupart des recto-colites hémorragiques et purulentes sont des dysenteries bacillaires dont l'agent causal disparaît dès les premiers jours. Nous n'avons jamais pu vérifier dans les rectocolites l’action du sérum antibacillaire.

A côté des traitements médicaux et devant leurs échecs trop fréquents, les traitements chirurgicaux sont parfois indiqués.

Il n'est pas dans notre compétence d’entrer dans la discussion des différentes techniques chirurgicales: le médecin doit uniquement et essentiellement connaître l’instant où l'échec des traitements médicaux attentifs doit lui faire confier le malade au chirurgien; celui-ci ayant surtout à choisir entre trois interventions possibles : la cæcostomie, l'anus

iliaque gauche ou la résection segmentaire.

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