‹ Considérations sur le glaucome [electronic resource]Chapitre 6 sur 11 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le glaucome n'a aucun signe pathognomonique, et ce n'est que par la réunion des divers phénomènes morbides qu'on arrive à le diagnostiquer. Mais que nous trouvions accumulé la série de tous ces symptômes : attaque brusque, douleur atroce, dureté du bulbe, anesthésie de la cornée, dilatation et immobilité de la pupille; excavation du nerf optique, crochets des vaisseaux, pulsations artérielles spontanées, engorgement des vasa vorticosa , rétrécissement du champ visuel, et le diagnostic acquiert une certitude absolue. Une seule affection peut être confondue avec le glaucome, c'est l'irido-choroïdite séreuse ou cyclyte. Parmi les variétés de cette affection, on prend ordinairement l'irido-choroïdite séreuse pour le glaucome aigu; cependant plusieurs signes différentiels peuvent, dans l'immense majorité des cas, nous empêcher de commettre cette erreur. Dans l'irido-choroïdite, les phénomènes prodromiques ne présentent pas la marche régulière, presque sans exception assignée au glaucome aigu ; 2° l'irido-choroïdite séreuse se caractérise par un épan- ( h ornent floconneux dans le corps vitré; 3° la maladie se transforme le plus souvent en irido-choroïdite parenchymateuse qui amène l'occlusion presque complète de la pupille; elle produit, au début, une augmentation de la tension interne du globe, mais ce phénomène est suivi plus tard d'un ramollissement du bulbe, conséquence habituelle de cette affection; il survient finalement une atrophie complète du globe.

L'iritis chronique à répétition pourrait être confondue avec le glaucome chronique à poussées inflammatoires;

mais la contraction de la pupille sous l'influence de la lumière, la présence de synéchies presque constantes, et enfin l'état général du malade écartent l'idée du glaucome chronique.

Le glaucome chronique offre des points de ressemblance avec la cataracte. Mais, tandis que dans le premier cas nous avons la dureté anormale du globe, l'anesthésie de la cornée, la pupille immobile, même en présence d'une lumière vive ; dans la cataracte, la consistance de l'œil est normale, la sensibilité de la cornée n'est pas altérée, la pupille est sensible à la lumière, et l'opacité qui se trouve derrière est plus rapprochée de l'observateur et ne paraît pas verdâtre, comme dans le glaucome.

Enfin, il ne faudrait pas prendre pour des glaucomateux certains vieillards amaurotiques qui présentent une pupille dilatée, une tension du globe un peu augmentée, et un cristallin à reflets verdâtres- rappelant parfois la coloration glauque des yeux glaucomateux.

ÉTIOLOGIK.

Le glaucome s'observe surtout dans la vieillesse. Excessivement rare au-dessous de 30 ans, il est fréquent à partir de 50 ans. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes dans la proportion de trois sur deux. La majorité des glaucomateux sont hypermétropes; les myopes sont rarement atteintsu(Laqueur, Ami. d'ocu/., 1869).

L'hérédité a été admise par bon nombre d'observateurs. Follin en a vu plusieurs exemples, et il cite le cas de trois femmes atteintes de glaucome dans une mAme famille. Pour lui, le fait de l'hérédité est parfai-

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tement établi. Parmi les causes occasionnelles, on a principalement signalé la suppression des fluxions habituelles (hémorrhoïdes, menstruation, époque de la ménopause), le refroidissement subit et général, le corps étant en sueur; les chagrins, les émotions vives, les veilles, etc.

On sait quelle importance les Allemands surtout ont attaché à certaines diathèses : goutte, rhumatisme. La diathèse arthritique principalement a été mise en cause. (Cusco.) v. = > :

Le glaucome peut aussi se développer à la suite d'un traumatisme accidentel, l'introduction de corps étrangers dans l'œil. Il peut-être aussi consécutif à l'opération de la cataracte par abaissement. Dans ce cas, le cristallin reste dans l'œil ; sa présence irrite les membranes pour lesquelles il joue le rôle de corps étranger. Les synéchies peuvent aussi être une cause de glaucome.

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